Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Jugés au tribunal pour avoir empêché l'abattage de canards au Pays Basque

lundi 5 novembre 2018 à 6:01 Par Andde Irosbehere, France Bleu Pays Basque, France Bleu Béarn et France Bleu

Le syndicat agricole ELB ainsi qu'une éleveuse de Barcus devront s'expliquer au tribunal correctionnel de Pau ce lundi après-midi. Au printemps 2017, ils s'étaient opposés à l'abattage préventif d'un élevage de canards sains, en plein épisode de grippe aviaire.

En décembre 2017, Cathy Chabalgoïty avait été convoquée à la gendarmerie de Mauléon, dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet de Pau. 300 personnes s'étaient mobilisées pour la soutenir
En décembre 2017, Cathy Chabalgoïty avait été convoquée à la gendarmerie de Mauléon, dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet de Pau. 300 personnes s'étaient mobilisées pour la soutenir © Radio France - Andde Irosbehere

Barcus, France

Avril 2017. Alors que l'épidémie de grippe aviaire n'est pas encore éradiquée, trois fermes du Pays basque sont sous le coup d'un arrêté préfectoral : même si des analyses ont démontré qu'ils sont parfaitement sains, tous les canards doivent être abattus. Une mesure préventive prise dans le cadre du vide sanitaire.

Une décision aberrante au yeux du syndicat ELB, la confédération paysanne du Pays basque, qui appelle à une mobilisation devant les trois exploitations. A Barcus, ils sont environ 300 devant la ferme de Cathy Chabalgoity. Des voisins, des éleveurs, mais aussi des élus. Un mur humain en place depuis 6 heures du matin, bloquant l'accès aux agents de la DDPP, la Direction départementale de la protection de la population, en charge de l'abattage.

Une semaine plus tard rebelote, et la mobilisation portera ses fruits. Les élevages sont simplement mis sous surveillance, et les palmipèdes restent en vie.

"Entrave aux fonctions d'agents de l'Etat"

Mais l'administration sanitaire ne veut pas en rester là, et saisit les parquets de Bayonne et de Pau. Seul ce dernier a pour l'instant instruit l'affaire et renvoyé l'éleveuse de Barcus et le syndicat devant le juge. Ils sont poursuivis pour entrave aux fonctions des agents de l'Etat et non respect d'une mesure d'abattage.

"Un acharnement", dénonce ELB. La confédération paysanne du Pays basque compte bien faire de ce procès une tribune pour pointer du doigt une mauvaise gestion de la crise de la grippe aviaire et remettre en cause le modèle industriel.

Panpi Sainte-Marie, porte-parole du syndicat EL : "Les canards qu'on a sauvés, ils ont été élevés, gavés, transformés et consommés, et personne n'en est mort"

L'avocate d'ELB Anne-Marie Mendiboure va plaider la relaxe. Par ailleurs, plusieurs personnalités sont attendues durant le procès pour plaider la cause du syndicat agricole : Laurent Pinatel, le porte parole de la Confédération paysanne, ou bien encore le journaliste et critique gastronomique Périco Légasse. 

Le syndicat appelle à une mobilisation de soutien devant le tribunal correctionnel de Pau à partir 12h30.