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Faits divers – Justice

Jura : un homme se suicide avec l'arme de service d'un gendarme

mercredi 8 août 2018 à 12:49 - Mis à jour le mercredi 8 août 2018 à 15:29 Par Julien Laurent, France Bleu Besançon et France Bleu

Un homme de 38 ans s'est mortellement tiré une balle dans la tête ce mardi à Salins-les-Bains (Jura), avec l'arme de service subtilisée à un gendarme réserviste. Connu de la justice pour des affaires de stupéfiants, il avait quitté précipitamment et ensanglanté son domicile de Pontarlier (Doubs).

Lons-le-Saunier, 8 Août 2018. - Conférence de presse du procureur Jean-Luc Lennon (à gauche) et du Colonel commandant du groupement de gendarmerie du Jura, Fabrice Allegri, sur l'histoire du forcené de Salins-les- Bains.
Lons-le-Saunier, 8 Août 2018. - Conférence de presse du procureur Jean-Luc Lennon (à gauche) et du Colonel commandant du groupement de gendarmerie du Jura, Fabrice Allegri, sur l'histoire du forcené de Salins-les- Bains. © Maxppp - Philippe TRIAS

Salins-les-Bains, France

C'est une histoire assez "irrationnelle" selon les propres termes du procureur de la République de Lons-le-Saunier, Jean-Luc Lennon. Ce mardi 7 août, en milieu de journée, tout s'est dramatiquement joué entre Pontarlier (Doubs) et Salins-les-Bains (Jura). Vers 10h30, un homme de 38 ans a quitté son domicile pontissalien en sautant par le fenêtre du premier étage, juste vêtu d'un bermuda et ensanglanté au niveau des avant-bras et du torse, avant de voler, sous la menace d'un couteau, plusieurs voitures à leurs occupants. Il a finalement terminé sa course folle à Salins-les-Bains où il s'est mortellement tiré une balle dans la tempe, en pleine rue principale peu avant 13h. 

Autopsie prévue ce vendredi

Connu de la justice pour des affaires de stupéfiants notamment, ce trentenaire ne s'était pas présenté sur son lieu de travail à Pontarlier depuis la veille et vivait seul dans son appartement "où des traces de son propre sang, uniquement, ont été retrouvées", précise le Procureur de Lons-le-Saunier. A Salins-les-Bains, ce mardi midi, il avait été pris en charge par une patrouille de gendarmerie, pensant au départ qu'il avait été victime d'une agression. Mais après avoir, apparemment, retrouvé ses esprits et s'être calmé, il aurait sauté sur un des gendarmes réservistes pour lui subtiliser son arme de service puis, dans la foulée, la retourner contre lui en se tirant une balle dans la tête, selon les différents témoignages recueillis par l'enquête. Une autopsie de son corps sera pratiquée ce vendredi à Besançon.

La thèse du suicide plutôt que du geste accidentel

_"_Un seul coup de feu a été tiré, explique Jean-Luc Lennon. On trouve un seul étui sur place donc ça confirme la thèse d'un seul coup de feu. J'attends évidemment l'autopsie pour confirmer cette thèse qui est aujourd'hui la thèse d'un suicide, tout simplement". Le Procureur précise également que le gendarme réserviste qui s'est fait dérober son arme "n'est pas un néophyte : c'est un homme de 53 ans qui a fait toute sa carrière dans la gendarmerie. Mais il ne s'attendait sans doute évidemment pas à cette réaction d'un individu qui semblait s'être calmé. Et ça s'est fait de manière très rapide : en une fraction de seconde".

Appel à témoins lancé par le Parquet de Lons-le-Saunier

Afin de compléter cette enquête, le Parquet de Lons-le-Saunier lance un appel à témoins au 0 800 00 47 12 pour joindre la Section de Recherches de la gendarmerie de Besançon. Objectif : "éclaircir les propos et le comportement incohérents de la victime. Est-ce que des gens l'ont entendu dans la rue, que ce soit à Pontarlier ou Salins-les-Bains ? Est-ce qu'ils ont vu autre chose qu'on n'a pas encore sur le procès-verbal ? Puisqu'il n'y a _rien de rationnel, pour le moment_"