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Faits divers – Justice

Jusqu'à 20 mois de prison ferme requis contre les casseurs du McDonald's de Saint-Priest-en-Jarez

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

De trois mois à 20 mois de prison ferme ont été requis contre les gilets jaunes qui ont vandalisé le McDonald's de Saint-Priest-en-Jarez le 30 mars dernier. Les avocats de la défense dénoncent des réquisitions extrêmement sévères.

Un dossier très épais, le délibéré a été renvoyé en novembre.
Un dossier très épais, le délibéré a été renvoyé en novembre. © Radio France - Elie Abergel

Saint-Étienne, France

Sept prévenus âgés de 20 à 41 ans ont été jugés ce lundi au tribunal correctionnel de Saint-Étienne. Le procureur a requis contre eux des peines allant de trois mois à 20 mois de prison ferme. Seul l'un d'entre eux, sous curatelle renforcée, n'a eu aucune réquisition prononcée contre lui.

Les prévenus répondent du saccage du McDonald's de Saint-Priest-En-Jarez le 30 mars dernier, au soir d'une manifestation de gilets jaunes à Saint-Étienne.

Retrouvés grâce aux caméras de surveillance 

Tous les prévenus ont été retrouvés grâce aux images de vidéosurveillance du restaurant. Ils sont jugés pour dégradations de bien d'autrui vol et recel. Les dégâts s'élèvent à 41 435 euros d'après McDonald's. 

Les prévenus, qui adhèrent quasiment tous au mouvement des gilets jaunesq ont expliqué leur geste par anticapitalisme. "Des sornettes", pour le procureur qui met en avant la "bêtise collective" et la responsabilité du groupe dans son ensemble. 

Un meneur présumé ? 

Un meneur présumé est identifié grâce aux images de vidéosurveillance qui sont diffusées dans la salle. C'est contre lui que les réquisitions du procureur ont été les plus sévères : de 18 à 20 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. 

Cet homme a 38 ans vit du RSA. Sur les images des caméras, on le voit mettre des coups de marteau dans des vitres du restaurant. La présidente a rappelé son casier judiciaire à l'audience : 23 mentions, dont beaucoup de délits routiers sur fond d'alcool. 

Pour son avocat, maître Djamila Benaïchata, ce raisonnement ne tient pas, et le prévenu n'est pas un meneur : "mon client assume ses actes, mais ça ne fait pas de lui un leader", commence l'avocate. "Les gilets jaunes sont un ensemble, on leur a d'ailleurs souvent reproché de ne pas avoir de leader ", poursuit Me Benaïchata. 

Le tribunal rendra sa décision le 5 novembre. 

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