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Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire Corentin à Metz

A Metz, Corentin n’aurait pas dû être opéré de l'appendicite

mardi 26 janvier 2016 à 16:34 Par Rachel Noël, France Bleu Lorraine Nord

Selon un rapport d'expertise, Corentin, décédé des suites d'une opération à la clinique Claude Bernard de Metz le 1er novembre 2014, n'avait pas l'appendicite. Le garçon de 11 ans n'aurait pas du être opéré. Le rapport pointe aussi de nombreuses erreurs techniques et le temps perdu.

Corentin est mort des suites de son opération de l'appendicite.
Corentin est mort des suites de son opération de l'appendicite. © Maxppp - JULIO PELAEZ

Metz, France

Corentin, cet enfant de 11 ans décédé à la clinique Claude Bernard de Metz le 1er novembre 2014, n'aurait jamais dû être opéré. Le rapport d’expert rendu récemment confirme que l’enfant n’avait pas d’appendicite, mais des problèmes d'ordre intestinal qui ne nécessitaient pas d'opération. Il pointe aussi de nombreuses erreurs techniques et le temps perdu.

France Bleu Lorraine a consulté le rapport qui vient d'être rendu. Il est accablant. Non seulement l'opération n'était pas nécessaire, mais de très nombreuses erreurs techniques ont été relevées.

L’enfant n’avait pas d’appendicite aiguë

La première de ces erreurs, c'est le diagnostic. L'enfant n'a pas d'appendicite aiguë au moment où il arrive à la clinique. Il a des maux de ventre, car il souffre d'un trouble intestinal.  En clair, il ne fallait pas l'opérer.* Le rapport met aussi en lumière les erreurs techniques accumulées*. S'il y avait eu une open scélioscopie pour opérer l'enfant, il n'y aurait pas eu de plaie à l'aorte. Ensuite, cette plaie n'a pas été correctement suturée. Enfin, la seconde plaie à l'aorte n'a même pas été détectée.

Une intervention trop tardive a compromis les chances de sauver l’enfant

Les experts concluent surtout qu'on a perdu beaucoup de temps avant de faire appel à un chirurgien spécialisé. Au moins trois heures et demi au total, alors que le spécialiste était pourtant présent dans l'hôpital. Un spécialiste qui a ensuite effectué les bons gestes. Le rapport précise aussi qu'une intervention supplémentaire n'aurait rien changé, car il était trop tard.

Des chirurgiens qui se sont expliqués devant le conseil de l’ordre

Parallèlement à la procédure judiciaire, une procédure a été entamée par les parents devant le conseil de l’ordre de Nancy. Les soignants ont été entendus mercredi 20 janvier. Le conseil de l'ordre doit rendre une première décision le 24 février.