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Faits divers - Justice

Justice : Jean-Claude Boisdevézy se défend de toute "prise illégale d'intérêt"

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Par , France Bleu Limousin

L'ancien Délégué de la Fondation du Patrimoine en Limousin, Jean-Claude Boisdevézy, était jugé ce vendredi à Limoges, pour prise illégale d'intérêt. La justice lui reproche un "mélange des genres" et une "confusion d'intérêts", ce dont il s'est défendu, avant que l'audience soit renvoyée à fin mars.

Jean-Claude Boisdevézy (à gauche), avec son avocat Vincent Asselineau
Jean-Claude Boisdevézy (à gauche), avec son avocat Vincent Asselineau © Radio France - Alain Ginestet

C'est un véritable coup de théâtre, comme il en arrive rarement, qui s'est produit vendredi après-midi lors du procès de Jean-Claude Boidevézy, à Limoges. L'ancien Délégué régional de la Fondation du Patrimoine était jugé pour "prise illégale d'intérêt". 

Après cinq heures d'audience, le procès a dû être interrompu après le malaise d'une magistrate. Il est donc "renvoyé en continuation" au 24 mars prochain, c'est-à-dire qu'il reprendra, avec la même composition du tribunal, là où il en est resté : aux réquisitions du Procureur, qui précéderont les plaidoiries des avocats.

Car, ce vendredi, Jean-Claude Boisdevézy a tout de même été entendu, à l'audience, très longuement. Durant près de cinq heures, l'ancien Délégué Régional de la Fondation du Patrimoine s'est défendu de tout acte illégal. S'il louait une partie de sa propriété de Saint-Yriex à la Fondation, c'était au début parce que la pratique était courante, déclarée, et que "jamais, d'ailleurs, la Direction de la Fondation n'a remis en cause le bail" dira-t-il à l'audience. Un "bail très vague" enchaînera la Présidente, "où l'on ne connaît ni les mètres carrés, ni les limites de propriété".

Confusion et conflit d'intérêts ?

N'avez-vous pas un instant pensé qu'il pouvait y avoir un conflit d'intérêt ? lancera à son tour le Procureur, Bruno Robinet. "J'ai géré la Fondation en bon père de famille", assure Jean-Claude Boidevézy. "Mais vous étiez à la fois le preneur et le bailleur" souligne la Présidente, lui reprochant de ne pas avoir cloisonné ses activités. "Etre en conflit d'intérêt n'est pas une infraction", explique son avocat Maître Vincent Asselineau à France Bleu Limousin, "c'est peut-être une _indélicatesse_, mais à partir du moment où c'était approuvé par la hiérarchie de la Fondation du Patrimoine, il n'y avait strictement aucun problème" assure l'avocat parisien, pour qui il ne peut, par ailleurs, pas y avoir de "prise illégale d'intérêt, car pour cela il faudra que cette Fondation soit en charge d'un service public; or, ce n'est pas le cas" assure Maître Asselineau.

Pas le même "monde" ? 

Concernant enfin des notes de frais jugées "indues" par la Présidente du tribunal, Jean-Claude Boisdevézy assure "qu'elles étaient toutes renseignées", s'offusquant de cette accusation : "dans quel monde on vit ?" dit-il. "Nous ne vivons pas dans le même monde Monsieur Boisdevézy," reprend le Procureur, dans un échange assez vif.

Jean-Claude Boisdevézy a redit que tout avait été vérifié et signé "par Paris", au siège de la Fondation du Patrimoine, unique partie civile dans ce dossier, et défendue par Maître Georges Benelli qui "estime un préjudice à 30.000 euros", qu'il devrait donc réclamer le 24 mars prochain, lorsque l'audience reprendra.

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