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Besançon : le frontalier meurtrier présumé d'une prostituée roumaine fait appel de sa condamnation

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Alexandre Verdure, travailleur frontalier français condamné à 20 ans de réclusion criminelle par les assises du Doubs le 11 décembre, fait appel de sa condamnation. Après trois jours de procès, la cour l'avait reconnu coupable du meurtre de Mihaela Miloiu, prostituée de 18 ans. Il se dit "innocent".

Le palais de justice de Besançon. Le palais de justice de Besançon.
Le palais de justice de Besançon. © Radio France - Christophe Mey

Alexandre Verdure, le meurtrier présumé d'une prostituée roumaine, en 2016 en Suisse, a décidé de faire appel de sa condamnation à 20 ans de réclusion criminelle, peine prononcée le 11 décembre dernier par la cour d'assises du Doubs. 

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Son avocate Me Emmanuelle Huot assure que son client se dit "toujours innocent", et "qu'il ne souhaite pas être condamné à la place d'un autre". En attendant un deuxième procès, devant une autre cour d'assises, qui n'aura pas lieu dans le Doubs, l'homme reste donc incarcéré à la maison d'arrêt de Besançon. Le procès en appel pourrait avoir lieu d'ici un an environ. 

Au terme de trois jours d'audience, la cour d'assises du Doubs a reconnu cet ancien agent de sécurité en Suisse coupable du meurtre de Mihaela Miloiu, 18 ans, retrouvée nue le 15 décembre 2016 dans la forêt communale du Frasnois, dans le Jura, près de la frontière suisse.  La jeune femme avait été frappée de 26 coups de couteau et était méconnaissable : les os de son visage et ses dents avaient été brisés par une multitude de coups. Longtemps surnommée "l'inconnue du Frasnois", elle était prostituée en Suisse par un proxénète dont elle était tombée amoureuse à l'adolescence.  

Alexandre Verdure, qui vivait avec sa femme et son fils à Mouthe (Doubs) au moment des faits, a toujours contesté avoir tué cette Roumaine de 18 ans dans la nuit du 29 au 30 novembre 2016 à Sullens (Suisse). Selon lui, il venait d'avoir un rapport sexuel tarifé avec elle lorsque deux hommes ont surgi et l'ont tuée, avant de lui ordonner de "faire le nécessaire" pour se débarrasser du corps.  Des explications écartées par l'avocat général Etienne Manteaux, qui avait requis 30 ans de réclusion.  

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