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Faits divers – Justice

Justice : le rectorat ne veut pas reconnaître la dyslexie d'un candidat orléanais au baccalauréat

lundi 20 août 2018 à 18:55 Par Eric Normand et Patricia Pourrez, France Bleu Orléans et France Bleu

Une famille orléanaise attaque le rectorat d'Orléans-Tours en justice. En juin dernier, leur fils reconnu dyslexique, n'a pas pu bénéficier d'un aménagement pour passer l'épreuve de français au baccalauréat. La famille a décidé de saisir le tribunal administratif d'Orléans.

Un candidat orléanais a obtenu un 6 à l'écrit à son bac de français à cause de sa dyslexie (photo d'illustration)
Un candidat orléanais a obtenu un 6 à l'écrit à son bac de français à cause de sa dyslexie (photo d'illustration) © Maxppp - Olivier Lejeune

Orléans, France

Une famille orléanaise saisit la justice administrative contre une décision du rectorat d'Orléans-Tours. En juin dernier, Hector, élève de première à Orléans et reconnu dyslexique, s'est vu refuser un aménagement pour passer l'épreuve de français du baccalauréat. C'est pourtant un droit admis par l'éducation nationale. Mais le rectorat estime que "le jeune homme ne s'est pas inscrit au programme d'aide spécialisée sur l'année et qu'il n'a pas besoin d'aménagement."

Une dyslexie qui est connue de tout le monde

Depuis qu'il est élève au lycée Benjamin Francklin, à Orléans, Hector n'a jamais caché ses problèmes de dyslexie. Ses professeurs sont au courant et aménagent ses devoirs. Son handicap est reconnu par un médecin. Au printemps dernier, à quelques mois du baccalauréat de français, il dépose donc auprès de l'Académie d'Orléans-Tours une  demande d'aménagement pour l'épreuve écrite. 

En général, l'administration accorde un tiers de temps en plus pour les élèves dyslexiques. Mais, pour Hector, la réponse est "non." Le rectorat avance que "le garçon n'a pas intégré un programme d'aide personnalisé sur l'année et que les aménagements sont donc inutiles." Après deux recours et deux rejets, le jeune homme a été contraint de passer l'épreuve de français dans les mêmes conditions que tout le monde. Résultat : un 6 à l'écrit et un 15 à l'oral. 

Une note à l'écrit décevante 

Sa famille estime que "la note à l'écrit est une injustice." Hector est un bon élève. Mais ce 6 en français risque de lui coûter cher à l'avenir, lui qui veut intégrer une école d'ingénieur. Aujourd'hui, il ne souhaite pas forcément repasser l'épreuve mais il veut que cette affaire soit mentionnée dans son dossier "pour relativiser la mauvaise note." Enfin, à quelques jours de sa rentrée en terminale, il espère surtout que le rectorat reconnaîtra enfin son statut sans devoir passer par la case tribunal ! La décision du tribunal administratif d'Orléans sera rendue dans quelques jours.