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Justice : les échanges de bons procédés de Joseph Castelli ?

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Par , , France Bleu RCFM

C’est devant le tribunal correctionnel de Bastia que se déroule le procès de Joseph Castelli et de trois entrepreneurs. L'ex-sénateur de Haute-Corse et ancien président du conseil départemental est poursuivi pour trafic d'influence, blanchiment aggravé et faux en écriture.

Joseph Castelli contraint de s'expliquer devant la justice
Joseph Castelli contraint de s'expliquer devant la justice © Radio France - Caroline Saglione

Deux jours d’audience ont été programmés par le tribunal correctionnel de Bastia pour comprendre les faits reprochés à Joseph Castelli. L’ancien sénateur de Haute-Corse et ancien président du conseil général de ce même département doit répondre devant la justice des accusations de trafic d’influence, de blanchiment aggravé et de faux en écriture. Trois entrepreneurs sont également sur les bancs des accusés. Patrick Brandizi, Charles Rugani et Paul Di Luna comparaissent pour corruption active, abus de biens ou de crédit de leurs sociétés à des fins personnelles. 

Les faits remontent aux années 2009 – 2016. La justice soupçonne Joseph Castelli d'avoir fait réaliser gratuitement des travaux pour sa villa de Penta di Casinca et accordé en contrepartie des marchés publics. Et tout au long de la première journée d’audience, le tribunal a épluché tout le système de facturation et semble avoir relevé des zones d’ombres. 

Paul Di Luna qui n’a pas souhaité s’exprimer à la barre avait reconnu lors de l’instruction avoir bradé des travaux de menuiserie pour la résidence de Joseph Castelli en contrepartie de l’obtention du marché de la médiathèque de Folelli. « Faux » indiquera à la barre l’ex sénateur.

Autre point relevé par la justice : la réalisation d’une piscine pour 38.000€, mais seulement 12.000€ de réglés. « Un montant exorbitant » que ne reconnaît pas Joseph Castelli qui assure avoir payé une partie de l’addition en espèces. Quant au reste, il ne se souvient plus. 

La justice a également réclamé des explications pour les plans de la maison, réalisés par un architecte, pour un montant de 12.000€, une facture que Joseph Castelli n’a jamais réglée, affirmant ne pas avoir été satisfait du travail rendu. Pourtant, ce même architecte a lui aussi décroché le marché de la médiathèque de Folelli.

La justice s'est enfin intéressée aux rapports amicaux entre Joseph Castelli et Patrick Brandizi, entrepreneur, l'un des seuls qui, à la barre et documents à l'appui, a détaillé le système de facturation, expliquant au tribunal qu'il n'a jamais été dépendant économiquement de l'ancien président du conseil général de la Haute-Corse.

Suite et fin ce mardi de l’audience avec les réquisitions et les plaidoiries.

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