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Faits divers – Justice

"Justice pour Théo" : 200 à 300 personnes rassemblées ce samedi à Bobigny

samedi 28 octobre 2017 à 19:10 - Mis à jour le samedi 28 octobre 2017 à 19:57 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris et France Bleu

200 à 300 personnes se sont rassemblées ce samedi à Bobigny pour demander "justice pour Théo". Le jeune homme a pris la parole en public pour la première fois depuis qu'il a été très grièvement blessé le 2 février lors de son interpellation par des policiers.

Théo et sa soeur, Eleonore, ce samedi à Bobigny
Théo et sa soeur, Eleonore, ce samedi à Bobigny © Radio France - Rémi Brancato

Bobigny, France

Entre 200 et 300 personnes se sont rassemblées ce samedi après-midi, devant le tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, pour réclamer "justice pour Théo", neuf mois après son interpellation brutale par quatre policiers à Aulnay-sous-Bois. Ce rassemblement, organisé par le jeune homme et sa famille, est le premier lors duquel il prenait la parole.

Théo demande une justice "ferme et exemplaire"

Théo, 22 ans, a dit espérer "une décision ferme et exemplaire pour les quatre policiers. Ils m'ont frappé à quatre [...] Il n'y en a peut-être qu'un seul qui m'a violé mais les trois autres ont cautionné". Malgré cela, le jeune homme dit "pardonner" aux policiers. "Ce n'est pas poru cela que j'accepte leur geste, loin de là" ajoute-t-il : "j'attends toujours la jsutice"

"Vous les policiers, vous êtes complices quand vous vous taisez, il faut dire non!" a crié au mégaphone son frère, Mickaël, s'adressant aux policiers venus sécuriser le rassemblement. C'est au même endroit que des milliers de personnes avaient manifesté le 11 février dernier. La manifestation s'était terminée par des affrontements avec les forces de l'ordre et des dégradations.

"On est là pour veiller à ce que justice se fasse"

Cette fois, le rassemblement a pris fin dans le calme, qu cri de "justice pour Théo". "On se rend compte que d'autres affaires, la justice fait durer, mais nous on est là pour veiller à ce que justice se fasse" a dit Amal Bentounsi, fondatrice du collectif "Urgence notre police assassine".

Dans cette affaire, quatre policiers ont été mis en examen, dont trois pour violences volontaires en réunion. Le quatrième est mis en examen pour viol. Ce dernier a été entendu jeudi 26 octobre par le juge d'instruction en charge de l'enquête. L'affaire Théo avait donné lieu à de nombreuses manifestations contre les violences policières en Seine-Saint-Denis et partout en France.

A LIRE : nos articles sur l'affaire Théo.