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Bordeaux : prison ferme pour l’homme qui a agressé sexuellement une adolescente à Cenon

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

L’homme de 23 ans, sans domicile fixe, a été condamné à 18 mois de prison dont six avec sursis pour s’être introduit dans la chambre d’une jeune fille et l’avoir agressée sexuellement, dans la nuit du 3 au 4 juin, à Cenon.

Salle d'audience au tribunal de Bordeaux.
Salle d'audience au tribunal de Bordeaux. © Radio France - Camille Huppenoire

Un homme a été condamné ce lundi à 18 mois de prison dont six avec sursis pour agression sexuelle sur mineure. Âgé de 23 ans, Monsieur K. se présentait devant le tribunal de Bordeaux dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate, suite à l’agression d’une jeune fille à Cenon. Dans la nuit du 3 au 4 juin, aux environs de minuit, P., 15 ans, est réveillée par les mains d’un inconnu qui s’est introduit dans le logement familial et s’est glissé dans son lit. « Il lui caresse les fesses, le pubis » relate le président. Le prévenu répète : « Ce n’est pas moi. » Il n’en dira guère plus.

La victime et ses parents présents au tribunal

Quatre jours après son agression, la victime accepte de prendre la parole devant le tribunal. Un « tout petit brin de voix, on entend qu’elle est fragile » note l’avocat des parties civiles. « Comment allez-vous ? » lui demande le président. « J’ai un peu peur » murmure-t-elle. Elle répond à toutes les questions sans hésitation. Ce n’est qu’une fois rassise entre sa mère et son père que la jeune fille s’effondre. Elle n’a vu son agresseur « que de dos, jamais de face » mais a noté une trace de boue sur son tee-shirt. Son père et son oncle, eux, ont reconnu Monsieur K. malgré une hésitation de l’oncle qui a d’abord identifié un autre homme sur les photos présentées par la police. 

Je n’ai rien fait à sa fille. – Le prévenu

Le père de P. témoigne lui aussi. Cette nuit-là, il regarde la télévision dans son salon lorsqu’il entend, vers minuit, sa fille crier « Papa ! » Il se précipite dans la chambre de l’adolescente et y découvre un homme, qu’il décrit aux policiers comme « portant un tee-shirt blanc avec une trace de boue dans le dos, un pantalon noir » : des vêtements correspondant à ceux de Monsieur K. Le président demande au prévenu de se tourner : une trace de boue est visible dans son dos. Il s’emporte : « Je n’ai rien fait à sa fille ! » Il nie également avoir menacé l’oncle de la victime, qui l’a poursuivi après sa fuite de l’appartement, avec une arme « qui n’a d’ailleurs pas été retrouvée » remarque son avocate, qui estime que les preuves ne suffisent pas. 

Une personnalité « dangereuse sexuellement pour autrui »

Interpellé le lendemain des faits après avoir été repéré dans le local à poubelles de l’immeuble où il dit dormir, Monsieur K . a refusé de se soumettre à l’enquête de personnalité, ce qui ne permet pas de retracer son parcours. L’expert psychiatre note lui « des traits de sociopathie, dangereux sexuellement pour autrui » lit la procureure. Déjà condamné à Bordeaux à 4 mois de prison ferme pour des faits similaires, il a été libéré au mois de mai et se retrouve sans domicile fixe, sa mère refusant de l’héberger, explique l’avocate du prévenu. Condamné à 18 mois de prison et une obligation de soins, il devra aussi dédommager la victime et sa famille à hauteur de 3600 euros. 

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