Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Affaire Jean Mercier

Saint-Étienne : Jean Mercier de nouveau jugé pour avoir aidé sa femme à mourir

Par Laureline Dubuy, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 21 septembre 2015 à 18:58

Jean Mercier (à droite) et sa fille Marie-Pierre lors de l'audience au tribunal de Saint-Étienne (Julie Szmul)
Jean Mercier (à droite) et sa fille Marie-Pierre lors de l'audience au tribunal de Saint-Étienne (Julie Szmul) © Radio France

Jean Mercier est jugé ce mardi devant le tribunal de Saint-Étienne pour avoir aidé sa femme gravement malade à mourir. L'homme de 87 ans est poursuivi "pour non assistance à personne en péril".

Ce mardi, Jean Mercier va pouvoir expliquer au tribunal de Saint-Étienne comment sa femme est morte.  En novembre 2011, il a apporté un verre d'eau et des médicaments à son épouse gravement malade, à sa demande. Quatre ans plus tard, l'homme de 87 ans est poursuivi pour "non assistance à personne en péril". Il y avait eu une première audience en janvier, sur la forme. Ce nouveau procès, sur le fond cette fois relance  le débat sur l'euthanasie. Jean Mercier est soutenue par l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.  Il y a 10 ans,  la loi Leonetti a été votée à l'unanimité. Depuis le texte fait référence sur les questions de la fin de vie. Pour d'autres en revanche, la loi Leonetti permet d'encadrer le débat. L'Église est contre l'euthanasie, mais sur les documents officiels le diocèse de Saint-Étienne se réfère à la loi, sans prendre clairement position. 

Dans le quartier Saint-François à Saint-Étienne, pour les Stéphanois, croyants ou non, la question de la fin de vie est d'abord une décision personnelle. 

La question de la fin de vie, une décision très personnelle pour les Stéphanois

Odette, 83 ans est catholique. Elle comprend l'acte de Jean Mercier et  elle aurait pu être à sa place.

"Mon mari est mort d'un cancer il y a 24 ans. C'était terrible, si j'avais eu un remède, quelque chose pour le faire mourir je l'aurais fait. Je ne vois pas l'intérêt qu'il y a à souffrir et à être un légume dans un lit. Oui il faudrait bien que la religion s'en occupe aussi."