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Faits divers – Justice

Justice : un homme condamné pour viol craque et avoue tout durant son procès en appel

mercredi 30 mai 2018 à 14:45 - Mis à jour le vendredi 1 juin 2018 à 7:57 Par Martine Bréson, France Bleu Paris

A Nanterre, mercredi, au troisième jour de son procès en appel, un homme accusé de viol avoue tout ce qu'il niait depuis cinq ans au sujet de cinq de ses 11 victimes présumées. Il a été condamné jeudi à 18 ans de réclusion criminelle.

Justice
Justice © Maxppp -

Nanterre, France

L'homme qui violait des femmes rencontrées sur internet a été condamné, jeudi, en appel à Nanterre, à 18 ans de réclusion criminelle. Il avait écopé de 13 ans de prison en première instance pour viols ou agressions sexuelles. La cour d'assises des Hauts-de-Seine s'est prononcée après plus de cinq heures de délibéré. Il a assorti sa peine de 10 ans de suivi socio-judiciaire et d'une injonction de soins.

Ce procès a été marqué par un coup de théâtre mercredi. L'homme âgé de 35 ans, a craqué. L'ex-militaire originaire de la Martinique, habitant des Mureaux (Yvelines), a fait des aveux pour cinq de ses 11 victimes présumées.  

Tout ce que disent les quatre victimes est vrai"

En début de matinée mercredi, l'homme a demandé à prendre la parole. Et il a raconté comment, selon lui, il en était arrivé là. 

"En décembre 2012, y'a quelque chose qui s'est passé: j'ai perdu ma grand-mère", a-t-il commencé. "J'étais à la maison (chez sa tante), je cherchais pas de travail... C'est là que ma tante m'a dit que je n'étais plus son fils. Ça, ça m'a cassé, ça m'a détruit", dit cet homme qui considérait sa tante comme une mère. C'était "ma seule attache", ajoute-t-il, presque inaudible. "J'ai quitté la maison, j'ai vécu à droite à gauche et me suis mis sur Adopte un mec, j'ai menti aux filles contactées pour pouvoir me débrouiller", poursuit l'homme. 

"Tout ce que disent" les quatre victimes "est vrai": elles "étaient d'accord pour les préliminaires, pas pour le reste".

J'étais perdu, je savais plus ce que je faisais"

"Je leur demande pardon. Si j'ai nié, c'est parce que j'avais honte de ce que j'avais fait. Je ne me reconnaissais pas dans ce que j'avais fait."  

Quand la présidente lui demande s'il avait conscience de commettre des viols, il répond :  "Sur le coup, non".  Mais après les relations non consenties, le jeune homme demandait pardon à ses victimes. Et "leur proposait de les revoir", souligne la présidente. 

Il explique : "J'étais perdu, je savais plus ce que je faisais. J'ai été détruit par une seule phrase" en pleurs. 

Pour les 7 autres victimes, il ne reconnait qu'un viol

Pour les 7 autres victimes qui ne se sont pas portées partie civile, l'homme  n'a reconnu qu'un viol. Pour toutes les autres, elles étaient selon lui soit "consentantes", soit "il ne s'est rien passé du tout".  "Je peux pas laisser dire que j'ai violé" ces personnes "alors que c'est pas vrai", a dit l'accusé.  

En mai 2017, l'homme, qui était accro aux sites de rencontres, a été déclaré coupable pour le viol de neuf femmes dont deux étaient enceintes, pour avoir tenté de violer une dixième victime et agressé sexuellement une onzième. Il les avait toutes rencontrées via internet. La cour d'assises des Yvelines avait assorti sa peine de cinq ans de suivi socio-judiciaire et d'une injonction de soins.