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Justine tuée par un train en 2010 : la SNCF condamnée à 100.000 euros d'amende

Plus de 10 ans après la mort de Justine, 17 ans, fauchée par un train le 2 juillet 2010 à la halte ferroviaire d'Audrieu (Calvados), SNCF mobilités a été de nouveau reconnue coupable, cette fois devant la cour d'appel de Rouen, et condamnée à 100.000 euros d'amende.

Justine, 17 ans, avait mortellement fauchée par un train intercité à la halte ferroviaire d'Audrieu (Calvados) en juillet 2010.
Justine, 17 ans, avait mortellement fauchée par un train intercité à la halte ferroviaire d'Audrieu (Calvados) en juillet 2010. © Radio France

100.000 euros d'amende pour SNCF mobilités, c'est deux fois plus que la peine prononcée par la cour d'appel de Caen. Et c'est un soulagement immense pour les proches de Justine. Aussi immense que leur douleur qui elle ne s'effacera jamais. "Rien ne viendra combler l'absence de ma fille", confie Sandrine Colette, qui se bat sans relâche depuis le 2 juillet 2010.

Ce jour là, Justine, tout juste bachelière, s'apprête à traverser les voies dans cette petite halte ferroviaire située entre Caen et Bayeux, quand le train intercité Paris Cherbourg lancé à pleine vitesse la fauche mortellement, sous les yeux de son petit ami qui l'attend en face. La jeune fille emprunte pourtant un passage aménagé sur les voies. L'enquête, longue et complexe, établira qu'il n'y avait qu'un seul panneau signalant le danger, alors que la réglementation en prévoyait deux

Poursuivie pour homicide involontaire, SNCF mobilités a été relaxée en février 2017 par le tribunal correctionnel de Caen. Puis sa culpabilité a été reconnue un an plus tard par la cour d'appel de Caen. La filiale de la SNCF a alors été condamnée à une amende de 50.000 euros. Elle s'est pourvue devant la cour de Cassation, qui a estimé que la juridiction caennaise n'avait pas justifié sa décision en se contentant de "considérations générales", et renvoyé l'affaire à Rouen.

La nouvelle audience a eu lieu en novembre 2020. Dans sa décision rendue ce lundi, la cour a donc confirmé la décision caennaise de 2018 et doublé la peine d'amende. "Cela démontre que des fautes ont bien été commises et que ma fille a été victime des lieux et n'a pas été négligente, réagit Sandrine Colette. Si ce combat peut servir à d'autres..." Depuis cette affaire, la SNCF a amélioré la signalisation à la halte ferroviaire d'Audrieu et construit une passerelle pour enjamber les voies.

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