Faits divers – Justice

Enquête ouverte pour actes de cruauté et mauvais traitements sur animaux à l'abattoir d'Alès

Par Ludovic Labastrou, France Bleu Gard Lozère et France Bleu mercredi 14 octobre 2015 à 21:00 Mis à jour le jeudi 15 octobre 2015 à 17:56

L'abattoir d'Alès est fermé à titre provisoire
L'abattoir d'Alès est fermé à titre provisoire © Maxppp

Une enquête préliminaire sur des "faits d'acte de cruauté" et des "mauvais traitements sur animaux" à l'abattoir d'Alès a été ouverte ce jeudi par le parquet après le dépôt d'une plainte par une association et la diffusion d'une vidéo dénonçant les conditions d'abattage.

Le parquet d'Alès (Gard) a ouvert ce jeudi une enquête préliminaire sur des "faits d'acte de cruauté, mauvais traitements sur animaux" à l'abattoir de la ville, après le dépôt d'une plainte par l'association L214 dénonçant les conditions d'abattage des animaux et la diffusion d'une vidéo qui a fait polémique mercredi .

Devant l'émotion suscitée par la diffusion de ces images, le maire d'Alès, Max Roustan, a ordonné mercredi de suspendre provisoirement l'activité de l'abattoir d'Alès.

Pendant quatre longues minutes, la vidéo montrait "l'horreur cachée de l'abattage sans aucun respect pour l'animal", selon l'association. Des images volées, tournées d'avril à mai 2015 par des caméras, apparemment introduites sans que le personnel ne le sache et données par un sympathisant qui souhaite rester anonyme.

ATTENTION - Les images présentées dans cette vidéo sont particulièrement dures et peuvent choquer

Des images insoutenables

On y voit des animaux abattus dans des conditions extrêmement choquantes : des porcs tués dans leur matière fécale, un cheval encore conscient lors de sa mise à mort...

Et même si il s'agit de 50 heures de tournage pour à peine quelques minutes de montées, les images font très mal et le maire d'Alès, même si il n'a pas souhaité s'exprimer, ne pouvait que réagir rapidement.

L'abattoir d'Alès dans la tourmente

L'association L 214 a déposé mercredi après-midi une plainte pour cruauté sur animaux, auprès du tribunal de grande instance d'Alès. Vu les éléments apportés par l'association animaliste, fondée à l'origine par des végétariens, les autorités ne peuvent que réagir.

Brigitte Gothière, porte parole de L214

Une enquête administrative a été diligentée par la mairie d'Alès. Elle devra démontrer ou infirmer la réalité des accusations portées par l'association.

Ce qui se passe à l'abattoir d'Alès n'est pas un cas isolé, d'après les associations de protection des animaux. Le reportage d'Hugo Charpentier

reportage abattoir d'Alès