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Faits divers – Justice

L'actu en 2019 : le procès des meurtres de SDF aux assises des Deux-Sèvres

vendredi 28 décembre 2018 à 8:11 Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou

C'est un procès exceptionnel qui va se tenir en octobre 2019 à Niort, devant la cour d'assises des Deux-Sèvres. Celui des meurtres de SDF quartier de la colline Saint-André, à Niort.

Le procès se tiendra bien au palais de justice de Niort, dans la salle habituelle des assises
Le procès se tiendra bien au palais de justice de Niort, dans la salle habituelle des assises © Radio France - Noémie Guillotin

Niort, France

En 2016, entre mai et juillet, quatre corps d'hommes, des SDF, sont découverts quartier de la colline Saint-André, à Niort, mutilés. L'enquête permettra d'identifier plusieurs suspects, des marginaux comme les victimes. 

Le procès se prépare. Il devrait se tenir devant la cour d'assises des Deux-Sèvres au mois d'octobre 2019. C'est à ce stade sept personnes, des hommes âgés de 19 à 55 ans au moment des faits, qui pourraient être renvoyées devant la cour d'assises des Deux-Sèvres, dont quatre pour meurtres avec actes de torture et de barbarie. Cette affaire est une plongée dans l'horreur. Les victimes ont subi des violences terribles, des humiliations. L'une d'elle a été ébouillantée, brûlée avec des ustensiles de cuisine. Une autre a été découverte avec 70 plaies. Certains corps ont été démembrés avant d'être enterrés.

Deux à trois semaines de procès

"C'est un procès exceptionnel de par sa durée, deux à trois semaines, de par le nombre d'accusés concernés, sept personnes à ce stade potentiellement et puis du fait des enjeux", explique David Meleuc, secrétaire général de la première présidence de la cour d'appel de Poitiers et chargé de la communication. Un comité de pilotage est mis en place.

Malgré ce caractère exceptionnel, le procès aura bien lieu à Niort, pas de délocalisation. "Cela a été réfléchi, mais la réponse est clairement non, donc le procès se tiendra au palais de justice de Niort, dans la salle des assises comme de coutume", précise David Meleuc.

Des vitres autour du box des accusés ?

Mais il va falloir des aménagements. Objectif : assurer la sécurité, empêcher toute évasion ou tout incident. Une réflexion est en cours sur la question du box des accusés. "Plus on protège et on sécurise, moins on facilite les échanges avec la salle que ce soit avec la cour, le parquet ou les avocats donc quelque chose est à l'étude pour à la fois protéger et permettre aux débats de se dérouler de manière aussi sereine que possible", précise David Meleuc. 

La piste à l'étude est de mettre en place des vitres. "Mais elles doivent permettre aussi bien les échanges de documents que la parole des avocats, des accusés et plus généralement, le fait de ne pas laisser entendre que les accusés sont déjà condamnés quand ils se présentent devant la cour d'assises".

Il faudra également gérer le public et les médias dans une salle à la capacité limitée. "Il est possible que les débats ne soient pas publics si le huis clos est sollicité. La décision sera prise à l'ouverture du procès. S'ils sont publics, il faudra que le président de la cour fasse en sorte qu'ils se déroulent de la manière la plus sereine et équitable possible avec le droit pour le public, y compris les médias, d'y assister", conclut le secrétaire général de la première présidence de la cour d'appel de Poitiers.