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Faits divers – Justice

L'administration pénitentiaire "complice d'évasion" à Fresnes selon FO

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Par , France Bleu Paris

Le syndicat FO Pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne) accuse l'administration de "complicité d'évasion par négligence et laxisme" après l'évasion d'un détenu le 30 décembre dernier. Quelques mois plus tôt, le syndicat avait signalé une tentative d'évasion pratiquement au même endroit.

Vue globale maison d'arrêt de Fresnes
Vue globale maison d'arrêt de Fresnes © Maxppp - Philippe de Poulpiquet/PHOTOPQR

Fresnes, France

Le 30 décembre dernier, un détenu de 29 ans s'est échappé "à l'ancienne" de la deuxième plus grande prison de France (2600 détenus). Ce détenu connu et déjà condamné pour des évasions ou tentatives d'évasion a franchi les deux murs d'enceintes avec un drap et un morceau de bois qui faisait office de grappin. Pour le syndicat FO Pénitentiaire, majoritaire à Fresnes, cette évasion aurait pu être évitée car quelques mois plus tôt, le 8 mai 2018, pratiquement au même endroit, un autre détenu avait tenté de s'évader. Le syndicat avait alerté la direction qui n'a pas réagi. 

L'administration pénitentiaire "complice d'évasion par négligence" 

Cédric Boyer, secrétaire local FO au centre pénitentiaire de Fresnes explique que le 8 mai dernier, "un détenu a essayé de s'évader, sauf qu'au moment où il voulait se faire la belle, la relève est arrivée et le collègue du mirador a été très réactif, donc ça a peut être fait réfléchir la personne détenue". Cet incident et les failles de sécurité sont signalés à l'administration pénitentiaire qui accuse réception mais ne réagit pas. "On a interpellé le directeur de la prison qui a dit que l'agent sur le mirador avait peut-être halluciné, donc il n'a pas pris en compte ces faits. Quand on parle de négligence c'est évident : ils savaient qu'il y avait des failles et rien n'a été fait.  Donc pourquoi pas l'administration complice d'évasion par négligence ? Le mot est peut-être fort mais il faut appeler un chat un chat".  Cédric Boyer conclu par ces mots, "le 30 décembre, ça nous a donné raison".    

Le détenu court toujours un mois après son évasion 

Pour l'instant, l'administration pénitentiaire n'a pas réagi officiellement mais dans un mail interne que France Bleu Paris s'est procuré, le directeur par intérim du centre pénitentiaire de Fresnes reconnaît "qu'effectivement, l'incident signalé en mai aurait dû d'avantage attirer l'attention". En attendant, le détenu de 29 ans est toujours activement recherché. Suite à son évasion, deux enquêtes ont été ouvertes (enquête judiciaire et enquête de l'IGS. L'inspection générale de la justice). La dernière évasion à Fresnes (avant celle du 30 décembre) date du 12 mars 2003 : un commando armé avait libéré "le roi de belle" Antonio Ferrara à l'aide d'explosifs et de fusils d'assaut.