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Faits divers – Justice

L'affaire avait débuté en Aquitaine : la plainte sur le vaccin Gardasil classée sans suite

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu

Une jeune femme de Saint-Vincent-de-Paul dans les Landes accusait le Gardasil d'avoir déclenché chez elle une sclérose en plaques. Elle avait été la première à déposé plainte par l'intermédiaire de son avocat bordelais Maître Coubris. Ce mercredi, le Parquet de Paris a classé l'affaire sans suite.

Marie-Océane avec son avocat (à gauche) et ses parents.
Marie-Océane avec son avocat (à gauche) et ses parents. © Maxppp

C'était en novembre 2013. L'avocat bordelais Jean-Christophe Coubris déposait une plainte au pénal pour dénoncer les dangers présumés du vaccin Gardasil censé lutter contre le cancer du col de l'utérus. Il était mandaté par Marie-Océane Bourguignon, une jeune femme âgée alors de 18 ans originaire de Saint-Vincent-de-Paul dans les Landes. Elle avait été vaccinée trois ans plus tôt et elle affirmait que la deuxième injection avait provoqué chez elle une sclérose en plaques. Deux experts mandatés par la commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI) des accidents médicaux avaient reconnu le lien entre le vaccin et la maladie. Sanofi Pasteur, qui fabrique ce vaccin, contestait les conclusions des experts médecins. Selon ce laboratoire, il n'y a aucun lien de causalité entre le vaccin et les symptômes dont souffrait la jeune Landaise.

Les bénéfices de la vaccination plus importants que les risques

Ce mercredi, le couperet est tombé. Le Parquet de Paris a décidé de classer sans suite l'enquête menée sur les dangers du Gardasil. Depuis 2013, cinquante femmes s'étaient jointes à la plainte déposé par Marie-Océane. Le Parquet se range à l'avis du laboratoire. Aucun lien ne serait effectivement démontré.  En septembre, l’Agence française du médicament (ANSM) s'était appuyé sur une enquête menée auprès de 2 millions d'adolescentes pour assurer que les vaccins contre les infections à papillomavirus (HPV), elles-mêmes causes des cancers, n’entraînaient "pas d’augmentation du risque global de survenue de maladies auto-immunes".  L'agence estimait que "les bénéfices attendus de cette vaccination en termes de santé publique restent bien plus importants que les risques auxquels elle peut exposer les jeunes filles". 

Le Parquet se base sur des études menées par les laboratoires eux-mêmes

L'avocat bordelais Jean-Christophe Coubris, qui conseille 34 des 51 femmes ayant déposé plainte, se déclare "déçu car le Parquet considère qu'il n'y a pas de preuve du lien de causalité entre le vaccin et les pathologies. Il se base sur des études scientifiques critiquables, certaines ayant été menées par les laboratoires eux-mêmes. Et je reproche surtout au Procureur qu'aucune expertise n'ait été diligentée sur aucune de mes victimes. Dans le dossier de Marie-Océane, j'ai un rapport qui évoque ce lien de causalité. Je ne comprends pas pourquoi on n'a pas envisagé d'autres investigations". Maître Coubris ne compte pas en rester là. Il a déjà prévu la semaine prochaine de déposer une plainte avec constitution de partie civile devant le juge d'instruction. Une démarche qui va relancer la procédure pénale. 

Maître Coubris : "Aucune expertise sur les victimes."

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