Faits divers – Justice

L'affaire du Meningitec défectueux renvoyée au 24 novembre

Par Dominique Manent, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu mardi 22 septembre 2015 à 18:37

Séance de vaccination.
Séance de vaccination. © Max PPP - Agnès Gaudin

Le Tribunal de Grande Instance de Clermont-Ferrand examinait en première audience ce mardi le dossier du Meningitec. 240 familles ont assigné en justice la société CSP de Cournon. Elle distribuait un vaccin dont 21 lots défectueux ont été retirés du marché.

C'est la chambre civile du TGI de Clermont-Ferrand qui doit faire la lumière sur ce volumineux dossier du Meningitec. 240 familles de toute la France s'inquiètent pour leurs proches, en majorité des enfants.  Ils ont reçu des injections de Meningitec, un vaccin contre la méningite, distribué par la société CSP  implantée à Cournon. En septembre 2014, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament avait demandé que 21 lots soient retirés du marché car ils contenaient du dioxyde de fer. Pour autant,  la vaccination s'était poursuivie et les personnes concernées ont développé différents symptômes : fièvre, diarrhées aiguës, troubles du sommeil, éruptions cutanées, etc. Ce mardi matin, une audience préparatoire a réuni ces familles.

Le reportage de Dominique Manent

Des experts indépendants

Les avocats des victimes, Maître Emmanuel Ludot et Maître Gilles-Jean Portejoie, demandent la nomination d'un collège d'experts indépendants qui seront chargés d'examiner chaque malade.  Il faut un pédiatre, un pharmacologue et peut-être un spécialiste en nanotechnologies. De son côté, la société cournonaise CSP a obtenu que les quatre laboratoires étrangers qui ont participé à la fabrication et à la mise sur le marché du Meningitec soient convoqués devant la justice le 24 novembre.

Témoignage de Maître Emmanuel Ludot, l'avocat des victimes.