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Faits divers - Justice

Le meurtre d'Eysus devant la cour d'assises de Pau

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Par , France Bleu Béarn, France Bleu Gironde

Il y a 14 ans, le 12 novembre 2001, Marguerite Lagrave, une septuagénaire, a été tuée chez elle à Eysus près d'Oloron dans le Béarn. Un meurtre qui ne sera élucidé que douze ans plus tard, après les révélations involontaires de la femme du couple, divorcée et installée à Lacanau en Gironde.

Le box des jurés de la cour d'assises de Pau
Le box des jurés de la cour d'assises de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Eysus, France

Marguerite Lagrave avait 79 ans, elle a été tuée chez elle à Eysus, près d'Oloron. Tout le monde l'appelait Margot. Elle a été retrouvée morte au pied de son escalier, gisant dans un bain de sang. Elle a été frappée et égorgée. Un couple comparait : Daniel Trey, 41 ans, est le meurtrier présumé. Et Karine Barboure, sa femme de l'époque, 39 ans, sa complice. Mais cette dernière est soupçonnée d'avoir été l'instigatrice de ce cambriolage qui a fini en bain de sang, et aussi d'avoir voulu faire chanter le meurtrier plus tard. C'est comme cela qu'on a pu résoudre cette affaire jusque là inexpliquée. 

Une affaire qu'on aurait jamais dû juger

Un non lieu avait été prononcé en 2005 après quatre ans d’investigations. Les enquêteurs n'avaient pas la moindre piste. Marguerite Lagrave a été retrouvée morte battue et égorgée, chez elle. Sans trace d'effraction ni indice.Le dossier était clos. Huit ans après, il y a ces confidences de Karine Barboure à une gendarme de Lacanau, où elle vit : "Mon mari a tué une vieille dame à Eysus lors d'un cambriolage qui a mal tourné". A deux ans près, le crime était prescrit.

Un chantage pathétique

En enquêtant, les gendarmes comprennent qu'en fait depuis plusieurs mois, Karine tente de faire chanter Daniel, son mari devenu ex. Elle lui demande 100.000 euros et la garde exclusive des enfants contre son silence. Un chantage qui va l'entrainer avec lui jusqu'à ce procès devant la cour d'assises.

Karine, un personnage trouble

D'emblée, elle se présente comme une victime soumise à un mari violent. En fait c'est elle qui le manipule. Lui est sous tutelle et très influençable. Elle manigance tout. Dans le dossier, il n'y a pas un proche qui ne l'accable pas : c'est un caporal, une mythomane, instable, autoritaire, hautaine, qui se dit frappée d'amnésie pendant l'instruction. Elle dit coller des "post it" partout dans sa cellule pour se souvenir de sa vie. Elle a même tenté de s'évader en creusant un trou dans sa cellule. Tout le monde s'attend à ce qu'elle anime l'audience. Tout le monde l'attend alors que, il faut le rappeler, ce n'est pas elle qui a tué. 

Karine Barboure est un caporal par rapport à mon client. Mon client a une personnalité pauvre. Il est soumis.

— Me Pierrette Maza Capdevielle, l'avocate de Daniel Trey

Me Pierette Maza Capdevielle l'avocate de Daniel Trey

Le procès doit durer 3 jours. Verdict lundi.

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