Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

L'agresseur d'une aide-soignante aux urgences de Nice condamné à cinq mois de prison ferme

-
Par , France Bleu Azur, France Bleu

En plein mouvement de grève aux urgences, l'agresseur d'une aide-soignante de 27 ans, qui lui avait asséné un coup de poing au visage, a été condamné ce mercredi à 5 mois de prison ferme. Pour soutenir leur collègue, les personnels hospitaliers se sont déplacés en nombre devant le tribunal de Nice.

Les personnels hospitaliers sont venus soutenir l'aide soignante agressée aux urgences devant le palais de justice de Nice
Les personnels hospitaliers sont venus soutenir l'aide soignante agressée aux urgences devant le palais de justice de Nice © Radio France - Marion Chantreau

Nice, France

En pleine grève des urgences, une jeune aide-soignante violentée le 7 août dernier dans le service du CHU Pasteur 2 demande justice. Son agresseur, un Polonais de 29 ans, a été condamné par le tribunal correctionnel de Nice à cinq mois de prison ferme, l'obligation de quitter le territoire français et un euro symbolique de dommages et intérêts pour le CHU. Il était fortement alcoolisé lorsqu'il a décoché un coup de poing au visage de la soignante de 27 ans qui tentait de lui faire une perfusion avec sa collègue infirmière qui, elle, a reçu un coup de pied dans le dos. Daphnée travaille aux urgences en tant qu'aide-soignante depuis quatre ans, elle a vécu plusieurs agressions. 

Daphnée, aide-soignante au CHU de Nice

L'homme est un SDF de nationalité polonaise, ancien alcoolique et toxicomane. Les pompiers le transportent ce soir-là aux urgences, il se débat lorsqu'on lui pose une perfusion vers 22h30 et l'aide-soignante qui tente de le calmer reçoit ce coup en plein visage. Elle souffre d'un œdème à l’œil et d'une entorse aux cervicales. 

Son avocat renchérit : "L'insécurité aux urgences est quotidienne, les personnels soignants sont de plus en plus exposés à la violence verbale ou physique, ces héros du quotidien qui pallient les carences de la médecine de ville, agressés par les patients eux-mêmes." L'aide-soignante, choquée, épuisée moralement, n'envisage pas de reprendre son travail. Elle évoque une possible formation de secrétaire médicale.

Le soutien des personnels hospitaliers

Les personnels de l'hôpital, à l'appel des syndicats CGT et FO, étaient une centaine à manifester devant le palais de justice de Nice pour dénoncer les agressions au sein du CHU et soutenir leur collègue.

Reportage devant le palais de justice

Les policiers municipaux font désormais davantage de rondes aux abords de l’hôpital, explique le représentant de FO Santé, Michel Fuentes. Il doit rencontrer le préfet le 24 septembre au sujet de la présence d'un policier dans le hall des urgences. Un policier national est désormais dédié à la prise de plaintes des soignants.   

Les brancardiers viennent, eux aussi, de se mettre en grève aux cotés de leurs collègues des urgences. Eux n'ont pas obtenu la prime de 100 euros par mois de la part du gouvernement.

témoignage d'un brancardier

Choix de la station

France Bleu