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Faits divers – Justice

L'agression de trop dans un bus à Perpignan

mercredi 29 novembre 2017 à 17:26 Par Stefane Pocher, France Bleu Roussillon et France Bleu

Un chauffeur de bus du réseau Sankéo a été menacé de mort mardi soir, puis giflé en plein centre-ville. Les conducteurs ont cessé le travail ce mercredi après-midi pour dénoncer les incivilités récurrentes et réclament des mesures rapides.

Bus SANKEO
Bus SANKEO © Maxppp - MAXPPP

Perpignan, France

Les chauffeurs de bus de Perpignan se sont mis en grève pendant 55 minutes ce mercredi après-midi à partir de 13h20.

Les 80 véhicules en circulation sont rentrés au dépôt pour dénoncer une nouvelle agression. Un conducteur d'une quarantaine d'années a été giflé à trois reprises et griffé au torse par un homme et sa sœur.

C'était mardi soir vers 18h40 au niveau de la place de Catalogne. La victime est en arrêt de travail jusqu'à la fin de la semaine.

Une plainte sera déposée ce jeudi au commissariat de Perpignan. Huit plaintes ont déjà déposées en novembre pour bris de glace suite à des jets de pierre.

"Ce nouvel incident est celui de trop." Marc Modica, secrétaire du CHSCT

Il n'y aurait jamais eu autant d'incidents en l'espace d'un mois. Rien qu'en 2016, 49 plaintes ont été déposées. Forcément cette nouvelle agression, sans raison apparente, est vivement dénoncée par l'ensemble des 160 conducteurs du réseau Sankéo. D'ailleurs, quand le CHSCT demande un droit de retrait, ils acceptent tous par solidarité de rentrer au dépot.

Des insultes qui dégénèrent

Le salarié concerné a dans un premier temps été insulté mais a gardé son calme. Son agresseur a monté le ton. Le conducteur a alors arrêté alors son bus au niveau de la place de Catalogne et a demandé aux deux passagers de descendre. Ces derniers ont refusé. Il a alors été insulté et menacé de mort avant de se faire cracher au visage et recevoir trois gifles et griffures au torse.

Les auteurs ont été identifiés par la police municipale.

Le personnel de Sankéo réclame des mesures rapides pour limiter ces incivilités récurrentes et notamment une présence policières là ou c'est possible, surtout à l'approche des fêtes de fin d'année.

Les lignes sensibles sont connues, pas forcément dans les quartiers sensibles. Depuis un an, sept médiateurs ont été embauchés et ont ramené le calme. Et c'est ailleurs désormais que les agressions se produisent.