Faits divers – Justice

L'ancien PDG de France Télévisions Patrick de Carolis mis en examen pour favoritisme

France Bleu mercredi 23 avril 2014 à 16:25

Patrick de Carolis a dirigé France Télévisions de 2005 à 2010
Patrick de Carolis a dirigé France Télévisions de 2005 à 2010 © MaxPPP

Patrick de Carolis, ancien PDG du groupe France Télévisions de 2005 à 2010, a été mis en examen dans une enquête pour favoritisme. L'enquête porte sur des contrats passés par le groupe d'audiovisuel public à partir de 2008, avec la société Bygmalion, dont le fondateur avait occupé un poste à responsabilités chez France Télévisions.

L'ancien PDG de France Télévisions de 2005 à 2010, Patrick de Carolis, et l'ancien dirigeant de la société Bygmalion Bastien Millot, ont été mis en examen par le juge Renaud van Ruymbeke, dans le cadre d'une affaire de soupçons de favoritisme entre les deux entreprises. Des sources proches du dossier l'ont indiqué ce mercredi.

Dans le viseur de la justice : des contrats passés entre France Télévision et Bygmalion à partir de 2008. Le groupe audiovisuel, alors dirigé par Patrick de Carolis, avait signé des contrats avec la société fondée par Bastien Millot. Problème : Bastien Millot était l'ancien directeur délégué de la stratégie de France Télévisions . Un poste quitté en 2008, quand Bastien Millot avait pris un congé sans solde puis un congé pour création d'entreprise.

Une mise en cause "parfaitement injustifiée" selon Carolis

Bastien Millot n'a quitté définitivement France Télévisions qu'en 2010. Autrement dit, entre 2008 et 2010, France Télévisions aurait accordé des contrats à une société dont le patron était encore l'un de ses employés . Patrick de Carolis, qui a confirmé sa mise en examen, estime toutefois que sa mise en cause est "parfaitement injustifiée " :

"A aucun moment, je n'ai donné d'ordre contraire aux règles de passation des marchés publics. Le dossier d'instruction démontre que je ne suis pas intervenu dans cette affaire" — Patrick de Carolis, ancien PDG de France Télévisions

Ce n'est pas la première fois que Bygmalion est visée par des polémiques et des soupçons de favoritisme : au mois de février, l'hebdomadaire Le Point accusait l'une de ses filiales, Event & Cie – dont l'un des cofondateurs est un ancien collaborateur de Jean-François Copé, d'avoir surfacturé des prestations à l'UMP

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