Faits divers – Justice

Le parquet de Limoges fait appel après la relaxe d'une enseignante poursuivie pour des violences sur enfants

Par Fabienne Joigneault et Nathalie Col, France Bleu Limousin et France Bleu vendredi 15 janvier 2016 à 9:30 Mis à jour le vendredi 15 janvier 2016 à 11:10

Le tribunal correctionnel de Limoges a relaxé l'enseignante
Le tribunal correctionnel de Limoges a relaxé l'enseignante © Radio France - Nathalie Col

L'enseignante comparaissant le 1er décembre dernier devant le tribunal correctionnel de Limoges pour des violences physiques et morales sur des élèves de petite section. Elle a été relaxée ce vendredi mais la parquet a décidé de faire appel de ce jugement.

Le tribunal correctionnel de Limoges s'est prononcé ce vendredi sur l'affaire de l'institutrice de Feytiat, en Haute-Vienne, en optant pour le relaxe de l'enseignante, qui était aussi directrice de l'école maternelle. Elle était poursuivie pour des violences physiques et morales sur des enfants de petite section. Le parquet de Limoges a aussitôt fait appel de ce jugement, un nouveau procès devrait donc se tenir. 

Sandrine, dont le petit garçon s'était plaint de l'institutrice, est effondrée

Lors de l'audience qui avait duré 12 heures le 1er décembre dernier devant le tribunal correctionnel de Limoges, Delphine Adam s'était montrée quasiment indifférente aux débats, hochant juste la tête en signe de désaccord avec les plaidoiries des avocats des familles. Elle n'avait pas eu de réaction lorsque le parquet avait requis 1 an de prison avec sursis, et une interdiction d'exercer une activité avec des mineurs de moins de 15 ans pendant trois années.

Des enfants jugés "nuls"

Les faits qui lui étaient reprochés s'étalaient sur trois ans, de février 2012 à février 2015. Selon les témoignages, l'enseignante aurait exercé des violences physiques et psychologiques sur les enfants, allant même jusqu'à gifler ses élèves ou encore les enfermer dans un placard en guise de punition. Au total, 24 familles s'étaient portées parties civiles dans ce dossier.

L'institutrice de 49 ans avait défendu lors de l'audience une simple méthode éducative, des recadrages parfois vifs et nié les affirmations des familles et des assistantes maternelles parlant d'enfants qui étaient traités de "nuls" ou de "bons à rien". Elle se disait victime d'une machination.

Maitre Emmanuel Raynal, avocat de l'enseignante, satisfait