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L'ancienne prison de la Pierre-levée à Poitiers va de nouveau accueillir des détenus la nuit

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

A Poitiers, l'ancienne prison de la Pierre-levée devenue centre de semi liberté en 2012 va de nouveau accueillir des détenus la nuit : 70 chambres-cellules à compter de décembre prochain. Poitiers fera partie des premiers secteurs d'accompagnement vers la sortie voulus par la Garde des Sceaux.

Nicole Belloubet en déplacement / illustration
Nicole Belloubet en déplacement / illustration © Maxppp - Maxppp

A compter de décembre prochain, l'ancienne prison de la Pierre-levée de Poitiers accueillera de nouveau des détenus la nuit. Le centre de semi-liberté fera partie des premiers secteurs d'accompagnements vers la sortie (SAS) voulus par la Garde des sceaux. Avec un nombre record de 71.000 détenus en 2018, Nicole Belloubet avait annoncé la création de 7.000 nouvelles places de prison d'ici à 2022 en France mais aussi et surtout des solutions alternatives comme ces fameux SAS qui pourraient permettre de réduire la surpopulation carcérale de 8 mille personnes, selon elle. Si tout se passe bien donc, Poitiers serait l'un des premiers secteurs d'accompagnement vers la sortie.

70 détenus pour le SAS de Poitiers Pierre-levée

Le chantier est en cours mais il n'y aura pas besoin d'énormément de travaux pour transformer le centre de semi-liberté en secteur d'accompagnement vers la sortie puisque la sécurité est déjà presqu'à niveau. Ce qu'il faut c'est aménager des chambres pour accueillir les 70 détenus qui intégreront le SAS en décembre prochain. 

Courtes peines ou fin de longue peine

Le SAS De Poitiers Pierre-levée accueillera deux types de détenus : des courtes peines de moins de 6 mois à qui l'on veut éviter le choc d'une première incarcération à Vivonne et qui seront accompagnés pour éviter qu'ils ne retombent dans leurs travers à la sortie. 

Et des détenus en fin de longue peine. Des détenus pour qui la sortie de détention peut susciter une angoisse. Coupés du monde pendant longtemps, ils doivent se réinsérer dans une société qui a évolué : il faut retrouver un logement, un travail, faire des démarches qu'ils n'ont plus l'habitude de faire, et découvrir les nouvelles règles en vigueur comme par exemple la déclaration de revenus via internet ou l'envoi de CV par mail.

Un accompagnement poussé

Comme son nom l'indique, il s'agit de créer un "sas", un entre-deux entre le monde de la détention et celui de la liberté. Les détenus qui y seront suivis bénéficieront d'un accompagnement poussé mené par différents professionnels : lutte contre les addictions, service de probation, mais aussi par des associations type mission locale en partenariat avec des entreprises prêtes à recruter d'anciens détenus.

Dans tous les cas -courtes peines ou fin de longues peine-, l'idée, c'est de ne pas laisser le détenu seule face à sa sortie, de l'aider à se réinsérer, à avoir un revenu, une vie sociale pour éviter les récidives.

Un objectif de 2.000 places en France

Comme annoncé dans son plan prison, Nicole Belloubet souhaite mettre en avant ces solutions alternatives. Il est question dans un premier temps de viser 2.000 places sur une trentaine de sites. Mais si à Poitiers, le choix de la Pierre-levée est apparu presque comme une évidence, ailleurs en France, les discussions coincent parfois. Outre le fait que les élus rechignent à abandonner un terrain en centre-ville à l'administration pénitentiaire, il y a aussi le chiffon rouge pénitentiaire agité par les riverains éventuels, le "je ne veux pas d'une prison près de chez moi". Pour   connaître le nombre d'établissements retenus, le nombre de personnels alloués il faudra attendre les arbitrages budgétaires. L'administration pénitentiaire et la Chancellerie ont prévu de communiquer officiellement sur le sujet en novembre 2019.

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