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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur des patients

L'anesthésiste de Besançon aurait tenté d'empoisonner une de ses collègues, selon l'avocat Alain Dreyfus-Schmidt

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Besançon, France Bleu Bourgogne, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Alain Dreyfus-Schmidt est l'avocat belfortain de Catherine Nambot, consœur du Dr Péchier à la clinique St-Vincent de Besançon, amie pendant un temps devenue ennemie. Catherine Nambot soupçonne Frédéric Péchier d'avoir voulu l'empoisonner. Le Dr Péchier est mis en examen pour 24 cas d'empoisonnement.

Me Alain Dreyfus-Schmidt, avocat de Catherine Nambot dans l'affaire Péchier (photo d'illustration janvier 2011)
Me Alain Dreyfus-Schmidt, avocat de Catherine Nambot dans l'affaire Péchier (photo d'illustration janvier 2011) © Maxppp - PQR/L'Alsace

Besançon, France

Une semaine après la mise en examen du Dr Péchier pour 17 nouveaux cas d'empoisonnement, Me Dreyfus-Schmidt, avocat belfortain d'une autre anesthésiste de la clinique Saint-Vincent de Besançon, Catherine Nambot, ancienne collègue et ancienne amie de Frédéric Péchier, explique que sa cliente a échappé au pire. "Ce n'est pas moi qui le dit, ajoute l'avocat, c'est le dossier !

"La patiente qui a été opérée à la place de ma cliente est décédée", Alain Dreyfus-Schmidt, avocat

Alain Dreyfus-Schmidt raconte qu'en avril 2016, sa cliente devait être opérée à la clinique Saint-Vincent d'une banale prothèse de l'épaule. Le Dr Péchier devait effectuer l'anesthésie. Catherine Nambot était en deuxième position. "L'ami de ma cliente, un autre anesthésiste, était sur place, précise l'avocat. Il lui a proposé de l'anesthésier. Elle a dit d'accord. Et à ce moment-là elle a pris la première place des anesthésies du matin. Tous s'est très bien passé pour elle". Malheureusement, ce ne fut pas le cas de la patiente qui a pris la deuxième place, et à qui la poche destinée à Catherine Nambot a été administrée. Cette dame décédera des suites précisément de l'anesthésie (surdose).

"C'est ma cliente qui était visée"

"On peut donc en déduire assez facilement qu'évidemment, c'est ma cliente qui était visée, affirme Me Dreyfus-Schmidt. Et que si son ami n'était pas intervenu à la dernière minute et bien elle ne serait sans doute plus là pour en parler". C'est un fait : la patiente qui a pris sa place en deuxième position a fait un arrêt cardiaque. Elle n'a pas survécu. Coïncidence ou pas : les deux collègues étaient brouillés depuis quelques semaines.

Autre fait accablant selon la partie civile, un patient de Catherine Nambot est décédé en octobre 2008 d'un arrêt cardiaque inexpliqué (il était entré pour l'ablation d'un rein). L'autopsie révèle de fortes doses de lidocaïne, un produit que Catherine Nambot n'utilise jamais. "C'est en 2017 quand l'affaire a été révélée que tout s'est éclairé, explique Me Dreyfus-Schmidt. Aussi bien sur l'accident de 2008 qu'on lui reprochait, que - la concernant - cette opération qu'elle a subie à la clinique". 

"Ils se sont laissés bernés", Alain Dreyfus-Schmidt, avocat

Et l'avocat s'étonne que le lien avec le Dr Péchier n'ait pas été fait plus tôt. "À l'époque personne ne s'en est aperçu, rappelle Alain Dreyfus-Schmidt. Mais ils auraient pu se rendre compte, tous autant qu'ils sont, qu'il y avait des difficultés, sans doute beaucoup plus d'accidents qu'avant, au moment où le Dr Péchier est venu travailler à la clinique Saint-Vincent". 

Mais pour l'avocat, tout le monde ne voyait que "cette personnalité supérieure, meilleure aux autres". Résultat : "Ils se sont laissés bernés". Ce n'est que lorsque l'affaire est sortie qu'"ils ont réalisé l'étendue des dégâts" estime Me Dreyfus-Schmidt.