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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur des patients

L'anesthésiste de Besançon poursuivi pour 17 nouveaux cas d'empoisonnement, dont sept mortels

L'anesthésiste bisontin Frédéric Péchier, devrait être mis en examen ce jeudi pour empoisonnement sur personne vulnérable pour 17 nouveaux cas, sept patients sont décédés et dix ont survécu. Le médecin bisontin avait été placé en garde à vue ce mardi pour répondre d'une soixantaine de cas suspects.

L'anesthésiste Frédéric Péchier est déjà mis en examen pour sept empoisonnements
L'anesthésiste Frédéric Péchier est déjà mis en examen pour sept empoisonnements © Maxppp - Ludovic Laude

Besançon, France

Le docteur Frédéric Péchier est désormais poursuivi  à Besançon pour 24  empoisonnements, dont neuf mortels. 

Après 48 heures de garde à vue, l'anesthésiste avait été transféré ce jeudi matin au palais de justice de Besançon. Il a été interrogé pendant deux jours par les enquêteurs pour soixante-six incidents médicaux graves, dont de potentiels empoisonnements.  Des cas recensés après deux ans d'une enquête minutieuse de la police judiciaire de Dijon et de l' OCPRV, l'Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes. Parmi ces incidents médicaux figure le cas d'un enfant de 4 ans révélé par France Bleu Besançon.  

A l'issue de ces deux jours d'interrogatoire, la justice a retenu 17 cas, dont sept mortels,  des arrêts cardiaques survenus lors d'interventions chirurgicales sur des patients âgés de 4 à 80 ans. Les faits sont survenus entre octobre 2008 et novembre 2016. Ces nouveaux cas ont été qualifiés "d'empoisonnement sur personne vulnérable".

Un faisceau d'éléments concordants

"Frédéric Péchier est le dénominateur commun de ces 66 événements graves, et il y a un faisceau d'éléments concordants", explique le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux,  "à chaque fois le Dr Péchier était le seul anesthésiste présent ou à proximité". Quatre corps ont été exhumés, et "les résultats toxicologiques ont montré que 2 poches contenaient une dose massive de potassium et une autre de la lidocaïne, un procédé habile et indétectable", précise le procureur.

Pour une majorité d'événements indésirables grave, il n'a pas pu être démontré qu'ils avaient pour origine un acte malveillant. L'événement indésirable grave pouvait s'expliquer par des raisons médicales liées à l'état de santé du patient, mais dans la plupart des cas,  les analyses des experts et les investigations des enquêteurs n'ont pas permis de parvenir à des conclusions probantes. "Au début de la procédure, le Dr Péchier dénonçait un complot de ses ex-collègues" précise le procureur, "aujourd'hui il admet qu'il s'agit bien d'empoisonnements, mais il nie en être l'auteur".  

Le procureur de la République Etienne Manteaux lors de sa conférence de presse ce jeudi. - Radio France
Le procureur de la République Etienne Manteaux lors de sa conférence de presse ce jeudi. © Radio France - David Malle

Le médecin était  déjà mis en examen depuis mars 2017 pour sept empoisonnements avec préméditation , dont deux mortels, sur des victimes,  âgées de 37 à 53 ans et hospitalisées dans deux cliniques privées de Besançon, la clinique Saint-Vincent et la polyclinique de Franche-Comté. 

Les deux procédures ont été jointes, le Dr Péchier doit donc répondre désormais de 24 cas d'empoisonnement, dont neuf ont provoqué la mort des patients. L'anesthésiste encourt la réclusion criminelle à perpétuité, il continue à nier toute implication. Le Parquet a demandé son placement en détention.