Faits divers – Justice

L'animateur Jean-Marc Morandini visé par deux enquêtes préliminaires

Par Julien Baldacchino, France Bleu mercredi 10 août 2016 à 16:56

Jean-Marc Morandini lors de sa conférence de presse, le 19 juillet dernier
Jean-Marc Morandini lors de sa conférence de presse, le 19 juillet dernier © Maxppp -

Le Parquet de Paris a ouvert récemment deux enquêtes préliminaires visant l'animateur Jean-Marc Morandini pour "corruption de mineur" et "harcèlement sexuel et travail dissimulé", a déclaré ce mercredi une source judiciaire. Les enquêtes ont été ouvertes à la suite de plusieurs plaintes.

Deux enquêtes sont ouvertes auprès du parquet de Paris pour "corruption de mineur" et "harcèlement sexuel et travail dissimulé". Elles visent l'animateur de télé et de radio Jean-Marc Morandini, en particulier pour la web-série "Les Faucons" qu'il a produite.

Les deux enquêtes ont été ouvertes il y a plusieurs jours déjà, mais leur existence n'a été révélée que ce mercredi par une source judiciaire à l'AFP. La première pour "harcèlement sexuel et travail dissimulé"  concerne cinq plaignants. Elle a été ouverte début août et confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne. L'autre, pour "corruption de mineur" a été ouverte fin juillet à la suite d'une seule plainte. Mais selon la source judiciaire, elle n'est pas directement en lien avec "Les Faucons".

"Les acteurs savaient ce qu'ils allaient tourner" selon Morandini

Les plaignants ont été auditionnés lors des premières investigations de l'enquête. Le principal intéressé, Jean-Marc Morandini, n'a pas encore été entendu par les enquêteurs. L'animateur est au coeur depuis mi-juillet d'une controverse liée à cette web-série qui se déroule dans le milieu du football amateur. Dans une enquête du magazine Les Inrockuptibles, plusieurs anciens comédiens de ce programme affirment que le producteur avait notamment profité des castings pour leur demander de s'exhiber nus.

Lors d'une conférence de presse, Jean-Marc Morandini, qui a reconnu "des maladresses", a nié, assurant que "les acteurs savaient ce qu'ils venaient tourner", et qu'il "n'a jamais forcé quiconque à avoir une relation sexuelle". Il s'était dit victime d'un chantage.

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