Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

L’archevêque de Toulouse s'indigne après l'intervention d'un policier sous le porche d'une église

-
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Monseigneur Robert Le Gall, archevêque de Toulouse a rappelé dans un communiqué que "les églises restent des lieux de paix" après l'intervention d'un policier sous le porche d'une église durant l'acte 64 des gilets jaunes samedi. La préfecture assure que ce policier est entré par inadvertance.

Capture d'écran de la vidéo Twitter
Capture d'écran de la vidéo Twitter - postée par Laurent Bigot, d'Ab7 média

Après la vidéo d'un policier toulousain qui fait un croche-pied à une manifestante, voilà qu'une autre vidéo qui fait polémique sur les réseaux sociaux. Celle postée par le journaliste Laurent Bigot de AB7Media, une chaîne youtube qui dit "vouloir montrer ce que les médias ne montrent pas, participer à une autre forme d’information" et qui couvre les mobilisations sociales. On y voit un policier entrer sous le porche de Notre-Dame-du-Taur, une église située entre la place du Capitole et la basilique Saint-Sernin, à Toulouse, et prendre par le bras une femme, qui a un téléphone à la main. Puis celui qui filme est tiré en arrière par un policier. La scène s'est produite ce samedi 1er février, vers 16h, lors de l'acte 64 des gilets jaunes.

L'archevêque de Toulouse, Monseigneur Robert Le Gall s'est fendu d'un communiqué ce dimanche pour dénoncer ces faits. "Samedi 1er février, des manifestants se sont réfugiés dans l’église Notre-Dame du Taur, proche du Capitole à Toulouse. Les forces de l’ordre sont entrées dans le porche de cette église. Dans le climat de violence que nous vivons dans notre ville depuis plus d’un an tous les samedis, tout en reconnaissant le difficile travail accompli par ces forces de l’ordre dans notre pays, j’appelle chacun à plus de calme dans une volonté de dialogue. Je rappelle que nos églises restent des lieux de paix et d’asile qui doivent être respectés comme tels", écrit-il.

Nos églises restent des lieux de paix et d’asile. Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse

"Le policier est entré par inadvertance" dit la préfecture de Haute-Garonne 

Voyant sans doute monter la polémique sur les réseaux sociaux, la préfecture de la Haute-Garonne avait communiqué auprès des médias dès samedi soir. "Des manifestants ont tenté d’accéder à la place du Capitole alors que le préfet de la Haute-Garonne avait pris un arrêté pour interdire l’accès à cette zone entre 13h et 19h", détaille le communiqué. La place emblématique de Toulouse est en effet interdite aux gilets jaunes quasiment tous les samedis depuis plus d'un an, depuis le début du mouvement des gilets jaunes.

"Des dispositifs de barrages fermes ont alors été positionnés par les CRS et les policiers afin d’empêcher les manifestants de les franchir. Les manifestants ont été invités, par le biais de porte-voix à rebrousser chemin, poursuit le communiqué. Malgré plusieurs sommations réalisées, des refoulements successifs ont dû être effectués par les policiers pour écarter les manifestants de la place du Capitole. Des moyens lacrymogènes ont alors été utilisés afin de repousser les manifestants désormais masqués au-delà de la rue des Pénitents gris. Des groupes de manifestants hostiles se sont réfugiés dans plusieurs entrées de bâtiments rue du Taur. C’est alors que les policiers ont cherché à extraire les manifestants de ces différents bâtiments."

Et l'on peut lire ensuite que "le policier est entré par inadvertance sous le porche de l’Église de Notre Dame du Taur afin d’en extraire une femme en la saisissant par le bras. Le policier a immédiatement relâché cette femme dès lors qu’il a réalisé qu’il se retrouvait sous le porche d’une église. En aucun cas, le policier n’a pénétré à l’intérieur de l’église. Il n’a pas franchi les portes battantes qui mènent à la nef. Il n’a procédé à aucune interpellation à ce moment-là. Il n’y a pas eu d’exercice coercitif." Des faits que l'on ne voit pas sur la vidéo puisque Laurent Bigot d'AB7Media n'a pas pu filmer l'intervention jusqu'au bout, puisqu'on devine avec la vidéo qu' un autre policier l'a entraîné vers l'arrière l'empêchant de filmer la suite. "Les coups de matraque dans le téléphone c'est obligatoire ?!", lance par ailleurs Laurent Bigot. 

Pour la préfecture il n'y donc pas d'intrusion en tant que telle. Elle précise par ailleurs que six personnes ont été interpellées ce samedi (deux pour jets de projectiles contre les forces de l’ordre et visages dissimulés, deux autres pour participation à une manifestation avec visages dissimulés et les deux derniers pour ports d’armes prohibés, un couteau et une matraque télescopique).

D'autres policiers sont entrés avant de ressortir

Mais des gilets jaunes contestent le communiqué de la préfecture et assurent que plusieurs policiers sont rentrés sous le porche. Dans une vidéo filmée à l'intérieur de l'église et publiée sur la page facebook des gilets jaunes de Toulouse, on voit effectivement trois policiers rentrer, puis ressortir rapidement (à partir de 14 minutes). 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu