Faits divers – Justice

L’Ardennais Mourad Hamyd accepte son extradition vers la France

Par Philippe Rey-Gorez, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu mercredi 10 août 2016 à 19:46

Mourad Hamyd au Palais de justice de Sofia
Mourad Hamyd au Palais de justice de Sofia © Maxppp - STR:EPA/MaxPPP

L'extradition de Mourad Hamyd vers la France est en bonne voie. Le jeune de Charleville-Mézières, âgé de 20 ans, a été arrêté en Bulgarie fin juillet. Beau-frère d'un des frères Kouachi, il est soupçonné d'avoir voulu rejoindre Daech en Syrie. Il a accepté mercredi d'être extradé vers la France.

Mourad Hamyd devrait bientôt être extradé vers la France. Actuellement incarcéré en Bulgarie, le jeune homme, originaire de Charleville-Mézières dans les Ardennes, beau-frère d’un des frères Kouachi, est soupçonné d’avoir cherché à rejoindre les rangs de l’Etat Islamique. Mercredi, il a officiellement accepté d’être extradé vers la France, ce qui son avocat avait laissé entendre la veille.

Je veux une extradition immédiate vers la France.

C'est ce que Mourad Hamid a déclaré à l'audience, avant de signer un document en ce sens. Il a aussi qualifié son arrestation d'injuste : «Je suis déclaré terroriste sur la base d'un seul soupçon".

Des soupçons assez sérieux

D'après le mandat d'arrêt international lancé par la France, le trajet du jeune homme, Hongrie, Serbie, Bulgarie, Turquie, "correspond à celui habituellement emprunté par les volontaires djihadistes voulant rejoindre l’État Islamique". Toujours selon les enquêteurs français, _« les premières exploitations de son ordinateur prouvent qu'il a consulté à de nombreuses reprises et récemment des sites à consonance djihadistes ".
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Le mandat d'arrêt indique aussi que Mourad Hamyd doit répondre « d'association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme", un délit passible de dix ans de prison. Son extradition doit être formellement prononcée mardi 16 août, à l'expiration d'un délai légal de rétractation.

En janvier 2015, celui qui était encore lycéen avait été placé en garde à vue pendant 48 heures au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo. Il était suspecté d'être le 3° homme ayant aidé les frères Kouachi. Il avait ensuite été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui. Il faisait pourtant l'objet d'une fiche S depuis six mois.