Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Vincent Lambert

Vincent Lambert : l’arrêt des traitements est légal décide le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne

jeudi 31 janvier 2019 à 15:19 Par Philippe Rey-Gorez et Sylvie Bassal, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu

Il y a bien obstination déraisonnable à la poursuite des soins et traitements sur Vincent Lambert estime le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne dans sa décision rendue ce jeudi. Il rejette la requête déposée par les parents du patient hospitalisé dans un état végétatif depuis 2008.

Le TA de Châlons-en-Champagne
Le TA de Châlons-en-Champagne © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Marne, France

C’est la 4e procédure d’arrêt des soins de Vincent Lambert : le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête d'une partie de la famille, les parents de Vincent Lambert, dénonçant l'illégalité de la décision d'arrêt des traitements. L’audience a eu lieu le 21 janvier.  Le  tribunal, dans sa décision communiquée ce jeudi 31 janvier estime qu'il y a bien" obstination déraisonnable" dans la poursuite des soins et traitements. Le tribunal considère également "comme étant établie la volonté de Vincent Lambert de ne pas être maintenu artificiellement en vie dans l'hypothèse où il se trouverait dans un état de grande dépendance".

Obstination déraisonnable

Vincent Lambert, 42 ans, est hospitalisé au CHU de Reims depuis 10 ans, en état végétatif suite à un accident de moto.  Si l'expertise réalisée en 2014 avait conclu au caractère irréversible des lésions présentées par Vincent Lambert, la nouvelle expertise retient également que le patient n'est capable  d'aucun mouvement volontaire et que notamment les mouvements oculaires ou de déglutitions sont d'origine "réflexe". Depuis de nombreuses années, sa famille se déchire sur la question de son maintien en vie.  Les parents, notamment, demandent l'annulation de la décision prise en avril dernier par le médecin traitant du patient d’arrêter les soins.  Une autre partie de la famille, dont l'épouse et tutrice, Rachel Lambert, et le neveu, François Lambert, veulent qu'on arrête les soins. La décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne va dans ce sens en précisant que la décision d'arrêter les soins n'était pas contraire à la loi Claeys Leonetti sur la fin de vie.

Les parties au dossier disposent de 15 jours pour faire appel de cette décision devant le Conseil d'Etat.