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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Sophie Lionnet

L’assassinat de Sophie Lionnet bouleverse élèves et enseignants de son ancien lycée à Auxerre

lundi 25 septembre 2017 à 19:12 Par Delphine Martin et Damien Robine, France Bleu Auxerre

La mort sordide de Sophie Lionnet, à Londres, la semaine dernière, continue de bouleverser de nombreux icaunais. La jeune femme, originaire de Troyes, a fait une partie de ses études dans l’Yonne, à Paron et à Auxerre.

Le corps de la jeune femme a été découvert mercredi, dans le jardin d'un maison, au sud de Londres.
Le corps de la jeune femme a été découvert mercredi, dans le jardin d'un maison, au sud de Londres. © AFP - Daniel LEAL-OLIVAS

Auxerre, France

Une fille vive, énergique : la photo de Sophie Lionnet a été publiée lundi matin sur le site internet de son ancien lycée, le lycée des métiers Vauban, à Auxerre, où la jeune fille a décroché un CAP petite enfance en 2014.

Une minute de silence a aussi été observée dans certaines classes de l’établissement. La mort tragique de cette ancienne élève était dès lundi matin, au cœur de toutes les conversations.

Je la revois ici, avec ses amis. C’est terrible (Alexis)

Devant le lycée, Alexis se souvient de l’avoir croisée, l’année où elle avait passé son CAP. "ça m’a fait de la peine. C’est quand même quelqu’un qui a côtoyé le même établissement que moi. Je la croisais ici. Je la revois, avec ses amis. C’est terrible ».

"C'est vraiment terrible. C'est une élève qu'on avait beaucoup encouragée" - Vincent Moissenet, son professeur

Il y a trois ans, la plupart des élèves n'étaient pas encore au lycée Vauban et n’ont donc pas connu Sophie, mais ils sont malgré tout émus et choqués : "ça fait un peu bizarre", explique une jeune fille, "surtout quand on sait qu’elle vient du lycée". "Et elle a été tuée dans des conditions atroces", souligne une autre élève.

Emotion également chez Vincent Moissenet. Il a été le professeur de français de Sophie, en classe de 3e. Dans le cadre de sa classe « projet action média », elle avait réalisé un film sur Anne Franck. Et jusqu'à l'an dernier, elle revenait chaque année voir les projections des autres classes. "C’est une élève qu’on a beaucoup portée et encouragée. Elle avait besoin de beaucoup de bienveillance. Elle adorait la poésie".

Lorsqu’elle nous a dit qu’elle allait garder des enfants en Angleterre, on l’a évidemment encouragée (Vincent Moissenet, professeur de Français)

L’enseignant se souvient aussi de son projet de partir étudier l’anglais : "Lorsqu’elle nous a dit qu’elle avait cette possibilité d’aller garder des enfants en Angleterre, on l’a évidemment encouragée. Comment pouvait-on imaginer dans quel enfer elle était sans doute tombée ? On ne sait pas grand-chose encore, mais j’ai l’impression qu’elle n’en parlait pas".

Émotion devant le lycée Vauban - Le reportage de Damien Robine

Sophie Lionnet, âgée de 21 ans, travaillait en Angleterre comme jeune fille au pair depuis plus d’un an. Son corps a été découvert, carbonisé, dans le jardin de la famille qui l’employait : un couple franco-algérien qui a été inculpé pour meurtre.

Je lance un appel pour faire une marche blanche à Auxerre (Philippe Durand, un ami)

L’auxerrois Philippe Durand connaissait bien Sophie, qui était une amie de son fils. Il avait régulièrement des contacts avec elle sur Facebook. "On ne s’en remet pas. On n’arrive pas à y croire. Je lance des appels pour faire une marche blanche à Auxerre", dit-il, ému.

"On n'arrive pas à y croire" - Philippe Durand, un ami

Lui aussi s’interroge sur le drame et les circonstances troubles de la mort de Sophie : "Il y a quelques mois, elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas rentrer en France car sa famille d’accueil ne lui avait pas accordé de vacances. Et quand je lis dans la presse qu’elle était payée 60 euros par mois, je me pose des questions. Mais elle était réservée. Elle ne nous aurait pas dit, si ça allait mal. Pour ne pas nous inquiéter ", assure l’auxerrois.

Une marche blanche en mémoire de Sophie Lionnet est prévue à Londres dimanche 1er octobre.