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Faits divers – Justice

L'Assemblée lève l'immunité de Thierry Solère (LREM), soupçonné de fraude fiscale

mercredi 11 juillet 2018 à 11:24 Par Viviane Le Guen, France Bleu Paris et France Bleu

Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé mercredi "à l'unanimité" de lever l'immunité parlementaire de Thierry Solère, député LREM des Hauts-de Seine soupçonné de fraude fiscale. Il va pouvoir être entendu par la justice.

 Le député LREM La République en Marche Thierry Solère lors de la séance de questions aux gouvernement a l’Assemblée Nationale, le 13 février 2018.
Le député LREM La République en Marche Thierry Solère lors de la séance de questions aux gouvernement a l’Assemblée Nationale, le 13 février 2018. © Radio France - Christophe Petit Tesson

La plus haute instance collégiale du Palais Bourbon, le bureau de l'Assemblée nationale, a décidé ce mercredi "à l'unanimité" de lever l'immunité parlementaire de Thierry Solère.

L'élu LREM des Hauts-de-Seine souhaitait lui-même cette levée d'immunité pour pouvoir "être entendu" . Il fait l'objet depuis 2016 d'une enquête préliminaire menée par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), après une plainte déposée par Bercy à la suite d'informations parues dans Mediapart.

Soupçons de fraude fiscale

Thierry Solère est soupçonné d'avoir, entre 2010 et 2013, cumulé son mandat parlementaire avec un emploi de conseiller stratégique dans le privé. "Un poste (...) qui lui rapportait 12.000 euros par mois", avait révélé Mediapart en septembre 2016.

A l'été 2017, Le Canard enchaîné mentionnait lui aussi dans ses colonnes que Thierry Solère avait "omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année". Cet "oubli" lui avait valu "une saisie arrêt sur salaire" selon l'hebdomadaire.

Interrogé sur cette affaire à l'époque où François Hollande était président, le député des Hauts-de-Seine, alors membre du parti Les Républicains, s'était dit "victime du cabinet noir de l'Elysée". "Je n'ai commis aucun délit fiscal. Je suis parfaitement à jour de tous mes impôts et la Haute autorité pour la transparence de la vie politique m'a donné quitus de ma déclaration en date du 2 juin 2015" avait-il ajouté.

Soupçonné d'avoir transmis des éléments sur cette enquête à Thierry Solère, l'ex-garde des Sceaux socialiste, Jean-Jacques Urvoas, a été mis en examen en juin par la Cour de justice de la République.