Faits divers – Justice

L’association L214 dénonce dans une nouvelle vidéo l’abattage de vaches gestantes à Limoges

Par France Bleu, France Bleu Creuse, France Bleu Gironde, France Bleu Limousin et France Bleu jeudi 3 novembre 2016 à 8:09

Sur les images, tournées dans la boyauderie de l’abattoir de Limoges, l’abattage de vaches gestantes, une pratique légale en France, mais controversée.
Sur les images, tournées dans la boyauderie de l’abattoir de Limoges, l’abattage de vaches gestantes, une pratique légale en France, mais controversée. - © Association L214

Dans une nouvelle vidéo choc publiée ce jeudi par nos confrères du Monde.fr, l’association de protection animale L214 a filmé pour la première fois l’abattage de vaches gestantes. Une pratique légale mais largement controversée.

Familière de l’intrusion vidéo dans les abattoirs pour dénoncer les conditions dans lesquelles les abattages sont réalisés, l’association de protection des animaux a récidivé. Ainsi, dans une nouvelle vidéo choc (âmes sensibles s’abstenir), nos confrères du Monde.fr publient ce mercredi une vidéo à la limite de l’insoutenable. Sur les images, tournées dans la boyauderie de l’abattoir de Limoges, l’abattage de vaches gestantes, une pratique légale en France, mais controversée à travers toute l’Europe au point que certains pays souhaitent l’interdire. Parmi eux, l’Allemagne, où quatre Länder interdisent déjà le procédé.

A lire aussi : "Ne plus abattre les vaches gestantes, c'est la moindre des choses" (Allain Bougrain-Dubourg)

Des scènes affreuses et criminelles

"On jette le veau dans une poubelle pleine de m(...). Parfois, il bouge, comme s’il était vivant. On fait ça tous les jours, au moins cinquante fois par semaine. Comment on peut les tuer, nom de Dieu ? Des vaches pleines et des veaux qui sont en train de sortir", s’indigne, dans un entretien au Monde, Mauricio Garcia-Pereira. Cet Espagnol de 47 ans est l’ouvrier qui a filmé avec une caméra GoPro ces scènes qu’il juge "affreuses et criminelles". C'est la première fois qu'un employé d'abattoir témoigne à visage découvert.

L’enquête de L214 est à retrouver là (images choquantes âmes sensibles s’abstenir)

Rémy Viroulaud, adjoint à la ville de Limoges, chargé de l’abattoir qui emploie 85 personnes, a refusé de répondre aux questions du Monde, rappelant seulement que "l’abattage des vaches gestantes est légal".