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Dossier : Attaque au couteau à Romans-sur-Isère

L'attaque à l'arme blanche à Paris ravive de mauvais souvenirs à Romans-sur-Isère

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Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

Il y a quasiment six mois, un homme attaquait au couteau des gens dans des commerces et dans la rue dans le centre de Romans-sur-Isère (Drôme). Il a tué deux hommes et blessé cinq autres personnes. L'attaque de ce vendredi à Paris a replongé une rescapée dans de mauvais souvenirs.

Arrivée de la police scientifique sur les lieux de l'attaque, le 4 avril dernier.
Arrivée de la police scientifique sur les lieux de l'attaque, le 4 avril dernier. © Radio France - Claire Leys

Emmanuelle Blachon, 48 ans, a été poignardée à la cuisse, devant chez elle à Romans-sur-Isère, lors de l'attaque au couteau du 4 avril dernier. Quand on l'a eu au téléphone une première fois ce samedi matin, après l'attaque à Paris, elle hésitait à témoigner. Une heure plus tard, elle acceptait de s'exprimer, pour ne pas qu'on oublie Romans : "on a vécu un drame collectif. C'est important de témoigner et de montrer aussi qu'on est là pour ceux qui ont souffert, qui ont perdu un proche, on est solidaire. C'est important d'en parler et de ne pas oublier."

"Cela nous replonge dans des souvenirs alors qu'on fait beaucoup d'efforts pour essayer de ne plus y penser"

L'attaque de vendredi à Paris, une attaque au hachoir qui a fait deux blessés dans la rue, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo alors que se tient le procès des attentats de 2015, a remué Emmanuelle Blachon : "bien sûr, ça ravive de mauvais souvenirs. Cela ne fait que 6 mois, on essaie de passer à autre chose, et puis des événements se répètent, se ressemblent aussi...donc forcément ça nous replonge alors qu'on fait beaucoup d'efforts pour essayer de ne plus y penser."

Pour autant, Emmanuelle n'a pas arrêté d'écouter les informations pour se protéger vendredi, au contraire : "j'avais besoin d'informations, besoin d'essayer de comprendre. Nous, l'enquête est en cours, on n'est pas encore au stade du procès, peut-être que c'est un besoin d'essayer de comprendre ce qui peut se passer à ce moment-là...En fait, je ne peux pas bien l'expliquer."

Emmanuelle, professeur d'EPS à l'université, a repris le travail. Elle a encore des soins réguliers. Et "tous les jours, je fais comme si" dit-elle, "j'ai la chance d'être en vie".

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