Faits divers – Justice

L'attaque ratée du centre-fort de Gémenos devant la justice

Par Fabien Le Dû, France Bleu Provence lundi 28 septembre 2015 à 11:18

La police judiciaire et scientifique sur les lieux du braquage.
La police judiciaire et scientifique sur les lieux du braquage. © Max PPP

Ce qu'ils voulaient, c'est réussir le casse du siècle : 12 hommes comparaissent à partir de ce lundi devant la Cour d'assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence. Ce commando est soupçonné d'avoir voulu attaquer de nuit le centre-fort de la Sazias à Gémenos, près d'Aubagne, il y a quatre ans.

Il faut être sacrément gonflé pour s'attaquer au centre-fort de la Sazias, à Gémenos, ces locaux ultra-sécurisés où cette société de transports de fonds entrepose des millions d'euros en billets. Ce 9 août 2011, c'est pourtant le défi insensé que se lancent 12 malfaiteurs, la plupart "originaires d'une cité de La Ciotat".

Armes lourdes et masques à gaz

Le commando a tout prévu... du moins c'est ce qu'il pense. Les 12 hommes ne font pas les choses à moitié : ils emportent avec eux explosifs, détonateurs, talkies-walkies, armes lourdes, gilets pare-balles et masques à gaz .

Chacun a un rôle bien défini. Certains posent des cadenas sur la gendarmerie d'Aubagne, enfermant ainsi les militaires dans leur caserne. D'autres répandent des clous sur les routes. D'autres encore mettent en place des barrages avec des voitures volées.

ADN en pagaille

Le grain de sable qui vient perturber cette belle organisation, c'est une voiture de gendarmerie. Quatre hommes rentrent de patrouille et découvrent rapidement le stratagème. Les militaires pensent immédiatement au centre-fort de Gémenos.

Le commando et les gendarmes échangent des coups de feu. Les malfrats réussissent à s'enfuir... en laissant un tas de traces d'ADN derrière eux . Les écoutes téléphoniques permettent également de remonter jusqu'aux auteurs présumés.

Trois semaines de procès sont prévues devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.