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Faits divers – Justice

L'attitude de la police nationale pointée du doigt après une agression à l'hôpital Pasteur de Nice

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

Ce mercredi soir, un homme d'origine russe est amené aux Urgences de Pasteur à Nice pour une blessure à la tête. Fortement alcoolisé, il refuse d'être soigné et insulte l'infirmière à l'accueil. La police nationale est alertée, mais n'intervient que 4h plus tard. Et repart sans le patient.

Le personnel hospitalier des Urgences de Pasteur à Nice se sent abandonné après une nouvelle agression.
Le personnel hospitalier des Urgences de Pasteur à Nice se sent abandonné après une nouvelle agression. - Maxppp

Nice, France

C'est un sentiment d'abandon que dénonce ce jeudi le personnel des Urgences, à l'hôpital Pasteur de Nice. Mercredi soir, les pompiers arrivent avec un patient d'origine russe, blessé à la tête. Mais fortement alcoolisé, il refuse de se faire soigner et s'en prend à l'infirmière à l'accueil. Insultes, menaces, la situation dégénère

Une patrouille de police arrive sur place plus de 4h après l'agression

Alertée, la police nationale refuse dans un premier temps d'intervenir estimant qu'il ne représente pas de danger imminent et que c'est au service de sécurité de l'hôpital de gérer la situation. Le patient est en effet maîtrisé par les brancardiers qui l'ont amené aux Urgences. Ils ont aussi confisqué son couteau, tombé de sa poche dans l'agitation. 

Sauf que l'homme, sanglé sur un brancard, s'agite et continue d'insulter le personnel pour pouvoir repartir. La police est donc rappelée une seconde fois à 1h40, plus de quatre heures après son arrivée aux Urgences. Une patrouille arrive sur place, constate la situation, et sur ordre du chef de salle, repart sans embarquer le patient violent. 

"On peut tranquillement se faire trucider".

Incompréhensible pour le personnel hospitalier présent, qui laisse finalement repartir le Russe sans le soigner. "Il était calmé" assure la police ce jeudi soir. Elle rappelle aussi que le protocole dans ces cas-là, pour l'infirmière d'accueil, c'est d'utiliser un bouton d'alarme qui alerte la police municipale et non nationale. 

"On peut tranquillement se faire trucider et puis peut-être que six heures après on retrouvera notre corps," dénonce une infirmière après cette nouvelle agression. "C'est un cri d'alarme, on n'en peut plus. L'agent de sécurité n'a aucun pouvoir et les locaux sont inadaptés à Pasteur, ça va mal finir." L'hôpital Pasteur dénonce ce jeudi soir cette agression et déposera une plainte vendredi matin, tout comme l'infirmière agressée.