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L'avenir de Rosmerta et des migrants suspendu à la décision de la cour d'appel de Nîmes le 19 avril

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Par , France Bleu Vaucluse

L'avenir de Rosmerta suspendu au jugement de la cour d'appel de Nîmes, mis en délibéré au 19 avril. L'association qui accueille des migrants à Avignon occupe un bâtiment de l'archevêché. En première instance, la justice avait autorisé Rosmerta à rester pendant trois ans. Le diocèse a fait appel.

Rosmerta sera fixée sur son sort le 19 avril prochain, elle saura si elle est expulsée ou non des bâtiments du diocèse qu'elle occupe depuis près de deux ans
Rosmerta sera fixée sur son sort le 19 avril prochain, elle saura si elle est expulsée ou non des bâtiments du diocèse qu'elle occupe depuis près de deux ans © Radio France - Isabelle Gaudin

Rosmerta sera-t-elle expulsée au printemps des locaux qu'elle occupe depuis près de deux ans à Avignon ? Son avenir est désormais suspendu au jugement de la cour d'appel de Nîmes, mis en délibéré ce lundi au 19 avril. L'association qui accueille des migrants rue Pasteur à Avignon occupe un bâtiment vide de l'archevêché. En première instance, la justice avait autorisé Rosmerta à rester pendant trois ans. Mais l'Eglise n'a pas voulu en rester là, considérant l'occupation des locaux comme illégale.   

Un mécène intéressé par le rachat des bâtiments au diocèse

Ce lundi, lors du procès en appel, l'avocate de Rosmerta a annoncé à la cour qu'un mécène souhaitait racheter le bâtiment pour que l'association puisse continuer à y héberger des migrants. Maître Zehor Durand est désolée de voir que le diocèse demande une expulsion sans délai de Rosmerta : "La solution à ce litige, c'est bien l'achat au diocèse des bâtiments de l'archevêché. Ce serait dommage d'en arriver à une expulsion. Dans ce cas-là, je rappellerai que Rosmerta pallie les carences des pouvoirs publics en matière d'hébergement et de prise en charge des familles de migrants et des mineurs qu'elle accueille. "

Le diocèse veut vendre le bâtiment occupé par Rosmerta. Il estime être dans son bon droit en faisant appel pour récupérer les bâtiments occupés par l'association. Il attend de la cour d'appel de Nîmes une décision d'expulsion dès la mi-avril, date du rendu du délibéré.

"La façon de faire, si c'était pour au final nous racheter le bâtiment, nous semble un peu cavalière. Cela fait deux ans qu'ils sont dans les lieux, ils savent qu'il faut qu'ils partent. Ils vont avoir jusqu'au printemps pour se préparer. Notre objectif, c'est de récupérer les bâtiments à cette période-là", explique Pascal Andréani, l'économe du diocèse. 

Le diocèse veut vendre comme prévu le bâtiment pour faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Eglise. Pascal Andréani ne compte pas le brader : "il a été expertisé, la fourchette basse c'est 800.000 euros, la fourchette haute, 1,2 millions d'euros. Ce bâtiment a été classé monument historique", rappelle-t-il.

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