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Éducation

Toulouse : l'école musulmane Al Badr n'a pas rouvert ses portes après les vacances d'hiver

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Trois véhicules de police et quatre camions de CRS étaient déployés ce lundi devant l'école musulmane Al Badr à Bellefontaine pour s'assurer que la fermeture de l'établissement, ordonnée par la justice mi-décembre, était bien respectée. A priori c'est le cas. Les volets sont restés fermés.

Des véhicules de police devant l'école et des CRS un peu plus loin
Des véhicules de police devant l'école et des CRS un peu plus loin © Radio France - Vanessa Marguet

Toulouse, France

L'école Al Badr n'a pas rouvert ses portes à la rentrée des vacances d'hiver, dans le quartier Bellefontaine à Toulouse. Le tribunal correctionnel de Toulouse avait ordonné la fermeture de cette école privée musulmane le 15 décembre dernier pour "non-conformité des enseignements" et avait condamné son directeur Abdelfattah Rahhaoui à 4 mois de prison avec sursis et à l’interdiction d'enseigner et de diriger une école. Début février, il y avait toujours plus de 80 élèves présents dans l'établissement. Le procureur de la République de Toulouse s'était engagé à ce que l'école ne rouvre pas à l'issue des vacances.

Il y avait trois véhicules de police devant l'école ce lundi matin et quatre camions de CRS stationnés un peu plus loin. Un déploiement qui a beaucoup surpris les habitants du quartier et les a même parfois effrayés. En fait, c'est le procureur de la République de Toulouse qui a demandé d'éventuels "contrôles d'identité". Les policiers sont là pour vérifier que la décision de justice est bien appliquée. Et c'est a priori le cas puisque les volets de l'école sont restés fermés. Les policiers devraient rester en faction quelques jours.

Des craintes de scolarisation à domicile

En fait, il a fallu un peu de temps pour que cette fermeture soit effective. Le temps de prévenir tous les acteurs concernés et de remettre une nouvelle lettre aux parents pour leur demander de scolariser leurs enfants dans un autre établissement. C'est toute la question aujourd'hui : où sont ces enfants ?

Le Directeur académique doit faire le point dans la semaine avec les mairies de Toulouse, Colomiers et Blagnac, les trois communes où résident les enfants notamment les 57 âgés de 6 à 11 ans pour qui l'instruction est obligatoire.

Jacques Caillaut, le directeur académique des services de l'éducation nationale

De son côté, le syndicat d'enseignant SNUIPP craint que certains de ces élèves se retrouvent au final scolarisés à leur domicile. Ce que ne contredit pas le directeur de l'école Al Badr, Abdelfattah Rahhaoui. Il affirme que "les parents ne veulent pas que leurs enfants aillent dans les écoles publiques" et certains ont opté pour la scolarisation à domicile car ils ont l'espoir de voir l'école rouvrir rapidement. Abdelfattah Rahhaoui et ses avocats se battent en ce moment pour dire que leur appel aurait dû suspendre la décision de fermer l'école. Ils estiment que "l'exécution provisoire" de la décision qui a été prise au moment du jugement le 15 décembre dernier était "illégale" et regrettent que cet aspect-là ne soit pas étudié par la justice avant l'audience en appel prévue le 24 avril prochain.

Abdelfattah Rahhaoui, le directeur de l'école Al Badr

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