Faits divers – Justice

L'élan de solidarité continue pour Marin, le supporter de l'ASSE violemment frappé à Lyon

Par Émeline Rochedy, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 26 décembre 2016 à 17:58

Marin, qui est sorti du coma le 27 novembre.
Marin, qui est sorti du coma le 27 novembre. - DR

Des dizaines de milliers d'internautes soutiennent Marin, cet étudiant et supporter de l'ASSE violemment frappé dans un bus devant la Part-Dieu, auquel le club a rendu hommage lors de la réception de Nice. Le Chaudron a fait caisse de résonance.

"Quelques minutes d'éveil dans la journée, durant lesquelles Marin fait tout ce que les médecins lui demandent et même plus. Puis, il se rendort" : Marin est sorti du coma le 27 novembre, depuis progressivement, il se réveille et déjoue les sombres pronostics de départ. Le vendredi 11 novembre, cet étudiant a pris la défense d'un couple puis s'est retrouvé violemment frappé à coups de béquille dans un bus devant Lyon Part-Dieu.

On est là, on est derrière vous, nous on y croit

Le stade Geoffroy-Guichard lui a rendu hommage le 20 novembre, lors de la réception de l'OGC Nice. Plus de 30 000 personnes sont en tribunes et saluent ce supporter qui a grandi dans la Drôme et vient dans le Chaudron depuis sa plus tendre enfance parce que la famille de son père est stéphanoise.

Depuis, le peuple vert continue à envoyer "des messages d'amitié et de solidarité" à Marin, "une présence constante"' souligne sa tante, Anne-Claire. Elle gère la page Facebook "Je soutiens Marin", qui affiche environ 75 000 "j'aime". Des messages qui ont fait beaucoup de bien à la famille, un mur "surtout quand Marin était en réanimation, "quand les scanners n'annonçaient rien de bon, des gens disaient nous on y croit, on est là, on est derrière vous, ça a beaucoup aidé les parents", se souvient la tante de Martin.

Ruban bleu contre indifférence et passivité

"Nous n'en revenons pas, que des faits d'une telle barbarie suscite un tel élan d'amour et d'affection", raconte-t-elle : des personnes de toutes religions qui prient le vendredi à 19 heures, d'autres qui décident de porter un ruban bleu pour signaler qu'elles ne passeront pas leur chemin si elles voient quelqu'un s'agresser.

Pour l'instant, Marin déjoue les pronostics initiaux. "On nous a dit qu'il n'allait pas survivre, il survit, il voit, il entend, il commence à bouger une partie de son corps. Marin a eu une force de volonté exceptionnelle", résume la tante du jeune homme. Marin qui commence aussi à retrouver son humour : il a demandé un nouveau coccyx au père Noël, lui qui souffre de rester allongé sur un lit d'hôpital.