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L'émotion à Magnanville après la mise en examen d'un entraîneur pour viols

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

C'est un club sous le choc. Au FC Magnanville, dans les Yvelines, l'un des entraîneurs est mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur des jeunes. Pour l'instant cinq cas ont été recensés par les enquêteurs.

Le club du FC Magnanville est sous le choc après la mise en examen d'un entraîneur pour viols sur des jeunes du club de football des Yvelines.
Le club du FC Magnanville est sous le choc après la mise en examen d'un entraîneur pour viols sur des jeunes du club de football des Yvelines. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

L'émotion est toujours vive, à Magnanville. Au club de football de la commune des Yvelines, la nouvelle a été difficile à encaisser, après l'interpellation, la mise en examen et le placement en détention provisoire d'un des entraîneurs, pour des faits de viols et d'agressions sexuelles. L'entraîneur, un père de famille de 46 ans, aurait fait au moins cinq victimes, des garçons nés entre 2000 et 2003, mais peut-être plus, entre 2016 et 2017 puis en 2019.

Les enfants d'un homme croisé non loin du stade, qui frappe la balle à quelques mètres du terrain de football, sont trop jeunes pour avoir été en contact avec le suspect, en charge des U16 au club, mais il se dit tout de même préoccupé. "Vraiment, je suis un peu surpris. Dans une petite ville, un petit village comme celui où on est, tout le monde se connait. Je suis père de deux enfants de huit et neuf ans, ils font du foot au club, c'est inquiétant un peu."

Le droit à la présomption d'innocence

A la sortie du stade, une autre parent de joueur refuse de parler dans le micro. Elle, a "côtoyé", l’entraîneur. "Il a toujours été irréprochable, c'est ce qui surprend. C'est un choc, je suis abasourdie, ça a été brutal." Un membre du club lui aussi préfère ne rien dire pour le moment, et "attend les résultats de l'enquête."

L’entraîneur a récemment arbitré une rencontre du Variétés Club de France. Le maire de la commune, Michel Lebouc, l'a rencontré à plusieurs reprises. "Comme je le dis à ceux qui m'interpellent, ce n'est pas marqué sur son front." L'élu rappelle également le droit à la présomption d'innocence. "Je dis aussi, quand je croise des administrés ou des gens qui m'interpellent,  attention avant de condamner les gens. J'ai confiance en la police et la justice de mon pays. Laissons l'enquête se mener jusqu'à son terme avant de juger les gens."

Le club ne connaissait pas la précédente condamnation du suspect, pour agression sexuelle

Le suspect, au club depuis plusieurs années, a déjà été condamné en 2008, en Bretagne, pour des faits d'agressions sexuelles. Mais au FC Magnanville, personne ne semblait être au courant. Pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise, le maire souhaiterait que les clubs puissent avoir accès aux extraits de casier judiciaire de leurs bénévoles. "Ça peut interpeller l'ensemble des élus et des bénévoles. Quand on embauche des éducateurs pour s'occuper de jeunes enfants en centre de loisirs ou dans nos écoles, on a l'obligation de regarder s'ils ont un casier judiciaire, ou leur comportement, mais je suis maire, et officier de police judiciaire. C'est le droit qu'on a par rapport à un président d'une association. Mais je pense qu'il faut y travailler, et regarder une réglementation future pour aider ces dirigeants de clubs." Une obligation qui ne concerne aujourd'hui que les entraîneurs salariés par les structures, et non les bénévoles. 

L'homme est aujourd'hui mis en examen pour viols, tentatives de viol, agressions sexuelles et corruption de mineurs sur plusieurs adolescents licenciés du club de Magnanville. Certains faits auraient eu lieu à son domicile où il disposait d'une salle de musculation dans laquelle il faisait venir les jeunes.

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