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L'empoisonneuse de Chambéry jugée devant les assises de Savoie

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Le procès de Ludivine Chambet s'ouvre mardi devant les assises de Savoie à Chambéry. Cette aide-soignante est jugée pour avoir empoisonné treize résidents d'une maison de retraite de Jacob-Bellecombette. Dix des victimes âgées sont décédées. Le procès doit durer deux semaines.

Ludivine Chambet est jugée pendant deux semaines par la cour d'assises de Savoie, pour l'empoisonnement de treize personnes
Ludivine Chambet est jugée pendant deux semaines par la cour d'assises de Savoie, pour l'empoisonnement de treize personnes © Maxppp - Stéphan Dudzinski

C'est un procès très attendu qui va mobiliser les jurés de la cour d'assises de Savoie pendant deux semaines. Ludivine Chambet, une aide-soignante de 34 ans, est accusée d'avoir empoisonné treize patients de l'EHPAD (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) du Césalet, une maison de retraite de Jacob-Bellecombette, entre novembre 2012 et novembre 2013.

Dix des victimes, âgées de 82 à 95 ans, sont décédées suite à l'administration de médicaments. La jeune femme, à la personnalité trouble, reconnaît la majorité des assassinats.

Cocktail de psychotropes

L'affaire éclate en novembre 2013, lorsqu'une pensionnaire de 84 ans en bonne santé tombe brutalement dans le coma et décède. Le décès de trop. Depuis quelques mois, la direction de l'établissement s'interroge sur une série de malaises soudains de la part des résidents.

Les analyses toxicologiques sont accablantes. L'enquête fait rapidement le lien entre ces décès et la présence systématique de la jeune femme, arrivée dans le service en août 2012.

Face aux enquêteurs, Ludivine Chambet admet avoir administré aux patients décédés un cocktail de psychotropes, en solution buvable, dosé de manière aléatoire lorsque ses collègues avaient le dos tourné. Les médicaments étaient stockés au sein de l'EHPAD, accessibles par le seul personnel soignant. La jeune femme reconnaît onze des treize empoisonnements.

Elle explique avoir voulu "soulager les patients"

Très fragile psychologiquement, et particulièrement perturbée au moment des faits par la disparition de sa mère avec qui elle entretenait une relation fusionnelle, elle explique avoir voulu "soulager les patients".

L'enquête démontrera qu'aucun des pensionnaires ne lui avait demandé d'abréger son existence. Dans l'historique de son ordinateur, on retrouve plusieurs recherches effectuées sur internet : "comment tuer une personne ?", "quel médicament peut provoquer un arrêt cardiaque ?".

Les familles souhaitent comprendre comment l'inimaginable est devenu possible" - Daniel Cataldi, l'avocat de quatre familles de victimes

Pour les familles des victimes, l'enquête, qui a nécessité des exhumations, a été très douloureuse.

Les familles "souhaitent comprendre comment l'inimaginable est devenu possible" estime Daniel Cataldi, l'avocat de quatre d'entre elles : "Des verrous de sécurité auraient dû fonctionner pour entraver ce qui s'est passé au fil des mois. Les familles ont voulu protéger un être cher, et paradoxalement c'est la menace qui était l'environnement de ces personnes âgées. Comment cette mécanique infernale a t'elle pu se mettre en place ?".

L'hôpital de Chambéry, dont dépend l'EHPAD du Césalet, ne sera pas sur le banc des accusés, mais pour les familles, sa responsabilité est centrale dans cette affaire. Il a fallu attendre le dixième décès pour que l'alerte soit donnée. Dans les couloirs de la maison de retraite, Ludivine Chambet montrait par ailleurs des signes inquiétants d'instabilité, en parlant seule ou poussant des cris selon ses collègues.

Le procès s'ouvre ce mardi à 9h devant la cour d'assises de Savoie à Chambéry. Le verdict est attendu le mercredi 24 mai.

→ À lire aussi - Procès de l'empoisonneuse de Chambéry : "ma maman lui donnait toute sa confiance"

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