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Dossier : Enlèvement de Mia dans les Vosges

L'enlèvement de Mia a été "conçu comme une opération militaire" selon le procureur

La petite Mia, enlevée mardi dernier dans les Vosges, a été retrouvée saine et sauve ce dimanche. Le procureur de la République de Nancy a apporté des précisions sur l'enlèvement. Son rapt a été conçu comme "une opération de type militaire" a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

Une conférence de presse a été organisée ce dimanche autour du procureur de la République.
Une conférence de presse a été organisée ce dimanche autour du procureur de la République. © AFP - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

La petite Mia, 8 ans, enlevée mardi dernier dans les Vosges, s'est retrouvée au cœur d'un scénario impensable. Après cinq jours de recherches, la petite fille et sa mère ont été retrouvées ce dimanche dans un squat en Suisse. La mère de Mia a été placée en garde à vue par les autorités suisses car suspectée d'avoir participé à l'enlèvement. Quelques heures plus tard, le procureur de la République de Nancy a organisé une conférence de presse pour préciser le déroulé des évènements.

Les suspects ont conçu le rapt "comme une opération de type militaire" conduite "de manière déterminée", a déclaré François Pérain. Ils avaient baptisé leur action "opération Lima" et s'étaient attribués des noms de code : "Jeannot", demeurant aux Lilas (Seine-Saint-Denis) et né en 1960 ; "Pitchoune", parisien né en 1963 ; le "Corbeau", né en 1997 et demeurant en Seine-et-Marne ; "Bruno", né en 1961 et habitant en Meurthe-et-Moselle ; "Basile", qui n'a pas encore été identifié. Les quatre premiers sont en cours de présentation à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen. Un autre homme, né en 1978, animateur dans le Doubs et surnommé "Bouga" est aussi présenté à un juge en ce moment. Il a "selon ses dires et les éléments de l'enquête, participé à la préparation de l'action". De plus, Lola Montemaggi, 28 ans, mère de Mia, et un ressortissant français, arrêtés dimanche par la police en Suisse, restent détenus en attendant une procédure d'extradition.

Un scénario minutieusement préparé

"Ces hommes sont plutôt insérés socialement et ne sont pas connus de la justice", a précisé le procureur. Ils se sont rencontrés sur les réseaux sociaux et "partagent une même communauté d'idées" : contre l'Etat, contre "la dictature sanitaire" et ils "pensent que les enfants placés dans le cadre de la protection de l'enfance sont enlevés injustement à leurs parents" et qu'il "faut agir pour les restituer à leurs parents". "Là, nous tombons bien dans le domaine de la loi pénale", a souligné le procureur.

C'est la mère de Mia qui est entrée en contact avec "Bouga" sur Internet. Ensemble, ils ont monté une équipe "pour soustraire Mia à sa grand-mère maternelle". Une expédition est alors préparée, avec un budget de 3.000 euros, notamment pour acheter des talkie-walkies, des téléphones portables, pour l'essence "mais également pour qu'une partie de cet argent soit remise à la mère de l'enfant"

Les suspects ont écrit un script, avec les phrases à dire pour se faire passer pour des éducateurs auprès de la grand-mère de Mia, qui avait la garde de la petite fille. Un postiche a également été retrouvé. Ce sont Basile et Pitchoune qui se sont rendus au domicile de la grand-mère et ont présenté une fausse convocation de la protection de l'enfance. A quelques mètres de là, un troisième membre du groupe se tenait prêt à répondre au téléphone si la grand-mère doutait de la supercherie. Il ne sera pas sollicité, la petite fille étant "remise sans difficulté" aux deux hommes. Ils ont ensuite rejoint tous ensemble les autres membres du groupe et la mère de Mia. Trois d'entre eux ont ensuite franchi la frontière franco-suisse à pieds avec la mère et la petite fille.

Une arrestation par la police suisse

S'en suit alors "une course poursuite durant quelques jours", a expliqué le procureur du canton de Fribourg à l'AFP. Selon les "premières informations", après le passage de la frontière, elles ont "été conduites en voiture par un ressortissant français domicilié à Fribourg, ont passé une nuit dans un bed and breakfast de la région" puis ont été transportées "en taxi de cet endroit près de Estavayer-le-Lac jusqu'à Neuchâtel". Une première tentative d'interpellation à Neuchâtel a échoué. 

Mère et fille ont finalement été retrouvées dimanche dans un squat à Sainte-Croix, dans le canton de Vaud. L'interpellation de la mère dans ce squat, où elles étaient arrivées samedi, s'est passée sans résistance, a précisé le procureur.

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