Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

L'État attaqué pour défaillance de soins après la condamnation d'un incendiaire récidiviste dans le Var

-
Par , France Bleu Provence

Au lendemain de la condamnation d'un jeune Varois à 12 ans de réclusion criminelle et huit ans de suivi socio-judiciaire, ses avocats attaquent l'État pour défaillance de soins. Une action en responsabilité civile déposée devant le tribunal judiciaire de Toulon en vue d'obtenir un dédommagement.

Me Laurent Gavarri et Me Laurie Franchitto attaquent l'Etat pour défaillance de soins
Me Laurent Gavarri et Me Laurie Franchitto attaquent l'Etat pour défaillance de soins © Radio France - Christelle Marques

Maîtres Laurent Gavarri et Laurie Franchitto viennent de délivrer une action en responsabilité de l'État devant le tribunal judiciaire de Toulon pour défaillance de soins après la condamnation ce mardi par la cour d'assises du Var de leur client, un incendiaire récidiviste, âgé aujourd'hui de 26 ans.

Kévin Lebreton a été condamné mardi à 12 ans de réclusion criminelle et huit ans de suivi socio-judiciaire par la cour d'assises du Var pour sept incendies qu'il a allumés dans l'agglomération toulonnaise l'été 2018. Les dégâts ont été mineurs à chaque fois, mais le jeune homme agissait en état de récidive légale. Il avait en effet été condamné quatre ans plus tôt pour des faits similaires à six ans de prison.

"L'État est responsable" Me Laurent Gavarri

Par cette action en responsabilité civile, les deux avocats ne veulent pas pointer la défaillance d'un psychiatre ou celle d'un magistrat qui n'auraient pas fait leur travail. "Je crois que tous dans la situation dans laquelle ils étaient, ont fait tout ce qu'ils pouvaient faire, et tout ce qu'ils avaient à faire. Le problème, c'est la faillite globale d'un système. Le problème, c'est l'articulation entre le pénitentiaire, le judiciaire et le soin qui ne fonctionne pas. Mais parce qu'on n'y met pas les moyens permettant que cela fonctionne" commente Me Laurent Gavarri.  

Lâché dans la nature

Avec un constat très simple, mais très cruel. Kevin Lebreton bénéficie pendant son incarcération d'un suivi très serré. Il a un rendez-vous quasi quotidien pour sa prise en charge psychiatrique. 

Mais quand il quitte l'établissement pénitentiaire début juillet 2018, cette fréquence diminue considérablement. Trois rendez-vous seulement en deux mois. Kévin Lebreton recraque alors une première allumette fin août. "Complêtement inadapté à la situation" selon Me Laurent Gavarri, l'avocat de l'incendiaire, conscient que "l'idéal n'existe pas. Mais l'État a le devoir de réduire cet écart incroyable entre ce que seraient des soins idéaux et la pauvreté aujourd'hui des capacités de soins offertes aux détenus, malades mentaux à leur sortie de prison" conclut l'avocat.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu