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Dossier : Attentat au couteau à Nice

L'évêque de Nice s'exprime pour la première fois depuis l'attentat qui a endeuillé son diocèse

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Par , , France Bleu Azur, France Bleu

L'évêque de Nice a réagi sur France Bleu Azur ce vendredi matin pour la première depuis l'attentat qui a endeuillé son diocèse. Monseigneur André Marceau souhaite que les églises restent ouvertes à tous les fidèles, malgré les risques qui pèsent sur leur sécurité.

L'évêque de Nice, André Marceau (image d'archive)
L'évêque de Nice, André Marceau (image d'archive) © Maxppp - Philippe Rouah

"Devant l'incompréhensible, on ne comprend pas, jamais" résume ce vendredi matin sur France Bleu Azur l'évêque de Nice, durement touché par l'attentat qui a endeuillé son diocèse jeudi. Monseigneur André Marceau déplore "une atteinte à l'homme, comme ce qui est arrivé à ce professeur, Samuel Paty, il y a quinze jours". 

Tout en refusant les amalgames, il demande aux musulmans de sa ville d'être "ouverts, clairs, que vos discours condamnent de tels actes et que l'expression de votre foi ne soit pas un prêche à la révolution ou à des idées condamnables. Quelque fois, cela peut-être confus, ajoute-t-il, si les prises de parole ne sont pas claires. Il faut que, dans nos quartiers, on puisse sentir que des jeunes générations, les communautés puissent être claires". 

"Les hommages, nous en faisons beaucoup, nous aimons beaucoup ça, mais le lendemain il n'y a plus d'effet."

Après cet attentat, faut-il fermer les églises , faute de pouvoir en garantir la sécurité ? "Je ne le prône pas et en tant qu’évêque, je ne le demanderai pas. L'église doit rester un lieu d’accueil, chacun a le droit de se recueillir, quelle que soit sa foi". Quant à renforcer la sécurité, "je ne mets pas à la place du préfet ou du maire de Nice, tempère André Marceau. Je pense qu'il faut donner des signaux forts de temps en temps, mais nous ne sommes pas dans une république policière, ni dans un État totalitaire". 

L'évêque de Nice se montre circonspect quand on lui parle d'organiser un hommage aux victimes de l'attentat : "Les hommages, nous en faisons beaucoup, nous aimons beaucoup ça, mais le lendemain il n'y a plus d'effet. Je ne parlerai pas d'hommage. Il y aura une célébration de réparation, une célébration de souvenir, sûrement à Notre-Dame, lorsque cela sera possible. Mais vous savez, on défile et le lendemain, on n'y pense plus"

Un appel au calme 

L'évêque de Nice tient à passer un message aux fidèles : "Je demande à ceux et celles dont j'ai un peu la responsabilité de ne pas tomber dans la peur, de ne pas tomber dans l'excès, dans les discours qui peuvent être encore source de violence. Si la violence appelle à la violence, on a tout faux. J'appelle au calme, à la paix, à la vigilance, à garder raison et à vivre sa foi". 

Ecoutez l'interview d'André Marceau en intégralité

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