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Faits divers - Justice
Dossier : Grenelle des violences conjugales

"L'éviction du conjoint violent" existe déjà en Nord-Isère pour lutter contre les violences conjugales

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Par , France Bleu Isère

Pour mettre fin aux violences conjugales dans le pays, le gouvernement a lancé un Grenelle au mois de septembre. Ce lundi, le Premier ministre annonce une quarantaine de mesures. Parmi elles, l'éloignement du conjoint violent, un dispositif déjà en place en Isère.

Le tribunal de Vienne, en Isère
Le tribunal de Vienne, en Isère © Radio France - Céline Loizeau

Vienne, France

Le gouvernement vient de dévoiler ses mesures pour mettre fin aux violences conjugales. Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, la quarantaine de mesures prévues à l'issue du Grenelle des violences conjugales. Le secret médical pourra être levé en cas d'urgence absolue, enseignants et forces de l'ordre seront davantage formés et la loi sera mieux adaptée. Certains de ces dispositifs sont déjà en place en Isère.

Dispositif éviction du conjoint violent

Depuis un an, le dispositif éviction du conjoint violent est en place dans le Nord-Isère. C'est pour éviter les féminicides, que le tribunal de Vienne, l'association d'aides aux victimes "France victimes 38 Vienne" et le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Vienne ont signé en début d'année ce partenariat. Depuis janvier, quatre conjoints violents, (trois hommes et une femme) ont occupé l'appartement de Vienne après une condamnation. 

"Faire partir l'homme [...] lui permet de réfléchir, de prendre du recul" 

Un dispositif qui permet à la femme battue mais aussi aux enfants de ne pas quitter la maison. "C'est plus facile de faire partir l'homme. Puis ça lui permet de réfléchir, de prendre du recul. Il y a également un suivi médical", explique Aude Camagne, directrice de l'association iséroise.  

Ce dispositif a également été présenté en octobre dernier à la ministre de la justice. Face à elle, le premier locataire de l’appartement prend la parole : "Au début c'était dur. Mais cette mesure d'éloignement m'a fait beaucoup de bien.  Je me suis remis en question. Le problème c'est que l'Isère c'est grand. Je travail à Saint-Quentin-Fallavier et l'appartement est à Vienne. Ça serait bien d'avoir plusieurs logements", raconte le jeune homme.

Un dispositif trop léger pour l'association "France victime 38"

Un mesure qui a visiblement attiré l'attention de la ministre puisque le gouvernement annonce "deux centres de prise en charge des hommes violents par région" : "Nous allons lancer un appel à projet pour que deux centres de prise en charge des hommes violents voient le jour dans chaque région. Ils permettront de suivre psychologiquement les auteurs de violences et permettront d'offrir la possibilité aux victimes de rester à leur domicile", a déclaré Édouard Philippe. Ces centres seront cofinancés à hauteur de 50% par l'État.

Une bonne nouvelle pour la responsable de l'association "France victime 38", mais, même avec deux centres par région, le dispositif lui semble trop léger. 

  - Visactu
© Visactu
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