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Faits divers – Justice

L'ex-directeur général des services du Département du Loiret renvoyé en correctionnelle

jeudi 23 novembre 2017 à 5:32 Par François Guéroult, France Bleu Orléans

Information France Bleu Orléans : l'ancien directeur général des services du Département du Loiret est renvoyé en correctionnelle. Thierry-Yves Lidolff sera jugé au printemps prochain pour "harcèlement moral" vis-à-vis de deux anciens cadres du conseil départemental.

Thierry-Yves Lidolff (à droite), micro à la main, aux côtés d'Eric Doligé  en janvier 2010
Thierry-Yves Lidolff (à droite), micro à la main, aux côtés d'Eric Doligé en janvier 2010 © Maxppp - Thierry Bougot

Loiret, France

L'ancien directeur général des services du Département du Loiret est renvoyé en correctionnelle. Thierry-Yves Lidolff, qui a occupé cette fonction pendant 16 ans, jusqu'en 2012, sera bientôt jugé pour harcèlement moral vis-à-vis de 2 anciens cadres du conseil départemental. L'instruction a duré 5 ans, elle vient d'être clôturée pour aboutir à un procès - ce qui est assez rare dans ce genre de procédure.

Ce dossier est un cas d'école" - Françoise Deviers, avocate d'une victime

De 1995 à 2012, Thierry-Yves Lidolff a été le DGS du Département du Loiret - autrement dit, le plus haut responsable administratif du conseil départemental. Et il a laissé un souvenir douloureux à certains de ses collègues, qui dénonçaient "ses méthodes autoritaires". Quelques mois avant son départ, les langues commencent à se délier, avec des manifestations devant l'hôtel du département, un appel à la grève pour dénoncer "la maltraitance" subie par des agents. L'affaire prend un premier tournant en avril 2011. Georges Dubrez, alors directeur général adjoint chargé de l'aménagement au Département du Loiret, écrit à Eric Doligé, président du conseil départemental à l'époque, pour bénéficier de la "protection fonctionnelle" : il se dit victime de harcèlement moral de la part du directeur général des services Thierry-Yves Lidolff, et demande à être protégé. Mais Eric Doligé prend le parti de son DGS et suspend Georges Dubrez de ses fonctions. Georges Dubrez saisit la justice administrative qui lui donnera raison. Dès cette époque, son avocate, maître Françoise Deniers, parle d'un "cas d'école où les preuves seront assez faciles à rapporter" : le reportage réalisé alors par France Bleu Orléans est à retrouver ici :

Le reportage de Christophe Dupuy réalisé en mai 2011 pour France Bleu Orléans

L'affaire prend une autre tournure lorsque 3 anciens directeurs adjoints portent plainte au pénal pour harcèlement moral. Une première plainte est classée sans suite en 2011, mais une seconde plainte est déposée en juillet 2012 avec constitution de partie civile. En février 2014, Thierry-Yves Lidolff est mis en examen. Il est alors toujours soutenu par son ancien patron, Eric Doligé, qui parle d'acharnement et se dit persuadé que cette affaire aboutira à un non-lieu. Ce n'est pas le choix qu'a effectué le juge d'instruction, qui estime qu'il existe des charges suffisantes concernant 2 des 3 plaintes déposées : celle de Georges Dubrez, mais aussi celle de Pierre-Antoine Ragueneau, qui était alors directeur général adjoint chargé de la communication. Thierry-Yves Lidolff est donc renvoyé devant le tribunal correctionnel d'Orléans, l'audience aura lieu au printemps 2018. En revanche, un non-lieu est prononcé pour la plainte qu'avait déposée Christian Le Coz, ancien directeur général adjoint chargé de l'administration générale.

Thierry-Yves Lidolff est aujourd'hui à la tête d'une société de conseil, qu'il a lui-même fondée, après un court passage dans le département des Hauts-de-Seine, où il avait été démis de ses fonctions après une polémique sur le mobilier haut-de-gamme de son bureau, 53 000 euros achetés sur le compte du département, ce qui lui avait valu "la perte de confiance" de la part de Patrick Devedjian, président du conseil départemental des Hauts-de-Seine.