Faits divers – Justice

Ex-interne soupçonné de terrorisme : le dispositif préventif a parfaitement fonctionné, selon le préfet de police

Par Fabien Le Dû, France Bleu Provence et France Bleu jeudi 29 décembre 2016 à 20:20 Mis à jour le vendredi 30 décembre 2016 à 9:11

L'hôpital de la Timone, où le suspect avait été interne.
L'hôpital de la Timone, où le suspect avait été interne. © Maxppp - Valérie Vrel

Après l'arrestation et la mise en examen jeudi d'un ancien interne des hôpitaux de Marseille, le dispositif préventif gouvernemental a parfaitement fonctionné, selon le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Laurent Nunez.

Invité de France Bleu Provence ce vendredi matin, Laurent Nunez, préfet de police des Bouches-du-Rhône, a estimé que l'ex-interne de l'hôpital de la Timone à Marseille, expulsé de Turquie le 25 décembre, et mis en examen et écroué jeudi soir, n'avait pas "disparu des écrans radars".

"Le dispositif gouvernemental a parfaitement fonctionné. Un individu qui diffuse sur les réseaux des messages d'apologie du terrorisme, qui est identifié, suivi, judiciarisé et interpellé, c'est un dispositif qui fonctionne. Il est interpellé en Turquie mais s'il s'était rendu sur le territoire national il aurait été immédiatement interpellé."

Expulsé dimanche dernier de Turquie, l'homme de 29 ans était entendu à la sous-direction antiterroriste (SDAT) de Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine. Lors de sa garde-à-vue, il n'a donné aucune information.

Soupçonné d'apologie du terrorisme et d'avoir voulu se rendre dans la zone irako-syriennee, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire.

Un profil inquiétant

Sa famille, ses collègues, tout le monde semble tomber des nues. Amine, en neuvième année d'internat, était tout sauf prosélyte, mais intelligent et surtout passionné par son travail, la chirurgie orthopédique. Mais sur les réseaux sociaux, il s'était baptisé Al Bistouri pour poster des tweets haineux.

Entendue par les enquêteurs, son ancienne petite amie, qui a gardé le contact avec lui, estime que c'est en arrivant à Marseille en 2013 qu'il a fait de mauvaises rencontres, des soit-disant "frères" qui l'ont influencé et ont déclenché sa fascination pour Daesh.

Sa mère, qui vit en région parisienne, a expliqué aux policiers qu'elle n'avait jamais détecté le moindre signe de radicalisation chez son fils. Ses autres enfants font tous des études supérieurs, médecine, une thèse à Taiwan ou l'école normale supérieure.