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Faits divers - Justice

L’ex maire de Briey, Guy Vattier, jugé pour harcèlement sexuel

L'ex maire de Briey était jugé le 21 janvier pour harcèlement sexuel sur l'agent d'accueil de l'hôtel de ville. Il est reproché à Guy Vattier de s'être adonné à de l'exhibition, d'avoir répété des propos obscènes en 2015-2016. Il parle d'un complot. Le procureur a requis un an de prison avec sursis.

Juste avant le procès de Guy Vattier, les avocats ont exprimé leur opposition à la réforme des retraites.
Juste avant le procès de Guy Vattier, les avocats ont exprimé leur opposition à la réforme des retraites. © Radio France - François Pelleray

Briey, Val de Briey, France

Après trois d’attente, le procès de l’ancien homme fort de Briey s’est tenu mardi 21 janvier devant le tribunal correctionnel. Guy Vattier, 81 ans et atteint de la maladie de Parkinson, était jugé pour harcèlement sexuel sur l’agent d’accueil de l’hôtel de ville, elle-même malade aujourd’hui, atteinte d’un cancer. Les faits reprochés remontent à 2015-2016. 

La chose la plus grave et celle qui a déclenché la plainte est de s'être masturbé dans son bureau, devant l'agent d'accueil tout en diffusant sur sa tablette un film pornographique et en lui faisant des propositions contre de l'argent. Cet épisode remonterait au 26 octobre 2016, deux mois avant la démission de Guy Vattier après 32 années de mandats de maire (et même 46 années en comptant la période où il était adjoint).

Il m'a demandé ma culotte

Avant cet épisode, il y aurait eu ce jour où il est descendu à l'accueil, pour exiger qu'elle lui remette sa culotte. Face à son insistance, son harcèlement raconte l'employée, celle-ci a cédé. Il est parti quelques minutes avec. Puis, il lui a rendu.

Lui rétorque que tout cela est un complot pour le faire partir. Mais ça ne tient pas debout pour l'actuel maire de Val de Briey, François Dietsch : "Il n’y a jamais eu de complot, je pense que c’est une théorie élaborée après. Dans un premier temps, nous avions vu Guy Vattier avec son avocat, il avait convenu de se retirer de ses mandats, de présenter ses excuses, et de mettre sur le compte de la maladie les éventuels dérapages". Et sur le compte des médicaments qu'il a cessé de prendre, car ils peuvent libérer les pulsions sexuelles.

En chaise roulante et inaudible

L'ancien homme fort de Briey a donc assisté au procès de la fin de son règne, tel un fantôme en chaise roulante, inaudible à la barre, sauf pour protester quand on l'accuse d'avoir fait pression sur son ancienne maitresse, convoquée comme témoin. 

Pour le procureur et pour la plaignante, quasiment tout le monde savait à la mairie ce qu'il se passait. Guy Vattier ne se maitrisait plus depuis qu'il était malade. Pour l’un des avocats de la plaignante, Gérard Kremser, c’est la chute d’un baron local : "C’était quelqu’un de puissant, qui avait de l’autorité. Il est titulaire de la légion d’honneur, mais son plus bel acte de bravoure aurait été de reconnaitre ce qui lui est reproché, mais il n’a pas eu le courage de le faire". 

Des témoignages mais pas de preuve

La défense de Guy Vattier est assurée par Dominique Boh-Petit qui demande la relaxe car il n'y a aucune preuve matérielle, juste des témoignages : "'Et encore le jour est deux personnes auraient pu voir réellement quelques chose de répréhensible, c’est le 26 octobre 2016, un adjoint qui entre dans le bureau au moment où le maire se serait masturbé devant l’agent d’accueil, et il _ne voit rien_. Et la secrétaire du maire qui voit tout le monde passer, affirme qu’elle n’a rien remarqué ce jour-là, elle n’a pas vu la plaignante particulièrement perturbée".

Le représentant du procureur a demandé une peine d'un an de prison avec sursis, une impossibilité de se présenter à une élection pendant 10 ans, l'obligation de réparer financièrement la plaignante (elle réclame 10.000 euros de dommages et intérêts) et suivre un stage sur les violences sexuelles et sexistes. Le jugement sera rendu le 4 février. 

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