Faits divers – Justice

L'homme à tout faire du Limoges CSP réclame un peu plus de 50.000 euros au club de basket

Par Nathalie Col, France Bleu Limousin et France Bleu mardi 17 octobre 2017 à 19:16

Le conseil des prud'hommes de Limoges rendra son jugement le 19 décembre
Le conseil des prud'hommes de Limoges rendra son jugement le 19 décembre © Radio France - Nathalie Col

Le conseil des prud'hommes de Limoges s'est penché ce mardi sur la requête de l'homme à tout faire du Limoges CSP. Il demande la requalification de ses CDD, accumulés durant sept ans, en CDI. L'avocate du club de basket estime que sa demande est infondée.

L'homme à tout faire du Limoges CSP traîne l'association CSP Elite en justice, suite à l'accumulation de CDD auprès du club de basket. Des contrats enchaînés durant sept ans sans aucune interruption jusqu'en juillet dernier. Une affaire examinée ce mardi par le conseil des prud'hommes de Limoges.

Jacky Suidereau réclame plus de 50.000 de dommages et intérêts et autres indemnités

Entre juillet 2010 et juillet 2017, Jacky Suidereau s'est occupé de la maintenance et de l'intendance pour l'association CSP Elite. Il travaillait aussi auprès des sponsors dans le cadre du village partenaire du CSP. Après un premier contrat d'un an, les renouvellements se sont succédés tous les six mois. C'est totalement illégal pour Mathieu Darthout, le représentant de la CGT qui a plaidé sa cause devant les prud'hommes. Il réclame donc une requalification de ces CDD en CDI.

L'avocate du Limoges CSP juge ses demandes infondées et exorbitantes

Jacky Suidereau a le statut de travailleur handicapé rappelle maître Laetitia Dauriac, l'avocate du club de basket. A ce titre, il était embauché dans le cadre de contrats aidés selon elle, pour lesquels les règles ne sont pas les mêmes. Et il fait partie de ceux que le gouvernement a décidé de supprimer. Elle estime donc que tout a été fait dans les règles et elle demande aux prud'hommes de rejeter ses demandes qu'elle juge exorbitantes.

Pour justifier les sommes demandées, le plaignant fait valoir qu'il a 59 ans et peu de chances de retrouver un travail avant l'age de la retraite. Autre point litigieux soulevé durant l'audience : la question des formations dont Jacky Suidereau devait bénéficier s'il était bien en contrat aidé. L'avocate du CSP s'engage à fournir des preuves de ces formations d'ici la fin de la semaine.

Le conseil des prud'hommes de Limoges rendra son jugement le 19 décembre.