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Faits divers – Justice

L'homme interpellé mardi à Maxéville a été relâché après 48 heures de garde à vue

jeudi 29 mars 2018 à 20:14 Par Mohand Chibani, France Bleu Sud Lorraine

Après 48 heures de garde à vue, l'homme interpellé mardi matin à Maxéville par la DGSI, les services du renseignements français, a été relâché, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui. Choqué par son arrestation, ce père de famille sans histoire a accepté de parler à France Bleu.

Une vingtaine de policiers avaient participé à l'interpellation à Maxéville (image d'illustration).
Une vingtaine de policiers avaient participé à l'interpellation à Maxéville (image d'illustration). © Maxppp - Patrice Saucourt

Maxéville, France

L'interpellation avait réveillé tout le voisinage dans ce quartier tranquille de Maxéville, mardi 27 mars. Les hommes cagoulés et armés de la DGSI sont intervenus sans ménagement pour arrêter ce trentenaire qui rentrait chez lui après avoir passé la nuit au travail. Son nom serait apparu dans les fichiers liés aux affaires de terrorisme mais, après 48 heures de garde à vue dans les locaux du commissariat du boulevard Lobau, il a été relâché, sans suites judiciaires.

Il nous accordé une interview, mais il souhaite préserver son anonymat car, aujourd'hui, il veut tourner la page.

Pouvez-vous nous raconter dans quelles conditions vous avez été arrêté mardi matin ?

"Ça s'est passé très vite, je n'ai pas eu le temps de comprendre, j'étais dans tous mes états, j'ai été menotté mais j'estime que c'est normal. Vous vous imaginez, la DGSI mène une enquête sur un individu soupçonné de terrorisme, ils ne savent pas ce que j'ai dans la tête, ils ont fait leur travail, on ne rigole pas avec le terrorisme, c'est donc normal de menotter. Ils ne m'ont pas plaqué au sol, ils ne m'ont pas manqué de respect, ils m'ont posé des questions, j'ai répondu et j'ai été blanchi. Aujourd'hui, je ne veux surtout pas faire le buzz, je veux que ça s'arrête là, je veux me faire tout petit, je veux oublier, je veux reprendre ma vie comme elle était jusque là." 

Allez vous être interrogé à nouveau ?  

"Je ne sais pas !  De toute façon, je ne vous dirai rien sur l'enquête, par respect pour le travail des enquêteurs. Encore une fois, je ne prend pas à la légère les affaires de terrorisme. Ce n'est pas un braquage où l'on vole quatre sous, il y a des gens qui meurent. C'est un sujet très sensible en France. Il y a beaucoup de dommages collatéraux et je peux dire que j'en fais partie".   

Et maintenant qu'allez vous faire ?  

"Je veux me faire tout petit après ce déferlement de haine sur les réseaux sociaux. Mon épouse et mes proches ont très mal vécu les commentaires des internautes lorsque les médias ont parlé de l'arrestation. Quand vous lisez 'ces personnes, il faut leur mettre une balle dans la tête', c'est très très fort quand même".  

Avez vous des choses à vous reprocher ?  

"Non justement, si j'avais eu quelque chose à me reprocher, je me serais fait assister par un avocat, je me serai tu. Et puis, les enquêteurs n'ont pas mis beaucoup de temps pour découvrir que je n'avais rien à me reprocher. J'espère juste les avoir aidé dans l'enquête, c'est tout !"